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Silence radio

Traque anti-corruption des Ajeviens : le silence coupable des responsables de l’AJEV ?


Politique
  • Le président de l’AJEV et son secrétaire général bien trop silencieux © 2019 D.R./Info241
Publié le 25 novembre 2019 à 17h11min

C’est l’info du moment : les interpellations en cascade de membres de l’Association des jeunes volontaires émergents (AJEV) depuis deux semaines. Devant cette vague d’arrestations et d’interpellations, le directoire de l’AJEV semble se murer dans un silence de cimetière. Silence radio ! Le président de l’AJEV Brice Fargeon ou le secrétaire général de cette association pro-Ali Bongo, sont aux abonnés de cette actualité brûlante. Une attitude coupable ?

Il ne fait plus bon d’avoir appartenu à l’ancien cercle en or de l’ancien directeur de cabinet présidentiel Brice Laccruche Fargeon. Depuis sa chute du palais présidentiel pour le gouvernement, ses proches font les frais d’une chasse à l’enrichissement illicite dégainée par le gouvernement et Ali Bongo à leur encontre. Une actualité que ne préfère toujours pas commenter le président de cette association encore moins son secrétaire général Justin Ndoundangoye.

Le président de l’AJEV et ses membres plus que jamais dans la tourmente

Si Brice Fargeon nommé au gouvernement, est en droit de garder le silence au nom de la solidarité gouvernementale, il n’en est rien de Justin Ndoudangoye qui a été libéré de toutes ses charges officielles. Le silence du secrétaire général de l’AJEV est si significatif que celui-ci après son éviction du gouvernement, a préféré se réfugier dans le 2e arrondissement de Franceville où il a repris son écharpe de député. Il vit pleinement sa reconversion en député, laissant ses compagnons sans compassion entre les mains de la justice.

Aucun mot pour les cadres de cette association qui font la une de l’actualité judiciaire avec des interpellations à la pelle notamment à la Direction générale des recherches (DGR, gendarmerie). Ces éminents membres de l’AJEV qui faisaient encore il y a peu, les beaux jours de l’administration gabonaise et des entreprises étatiques ont été abandonnés par leur association faîtière. Un silence qui dénote le peu de solidarité désormais de mise entre les membres de l’ancienne cour de BLA en disgrâce.

Même pas un communiqué pour dénoncer l’acharnement judiciaire ou encore pour appeler les membres à rester serein devant la traque anti-corruption lancée à leurs trousses. C’est le silence total, le calme plat. Tout comme les soutiens de l’Ajev ont presque tous disparus de la surface terre. Eux qui étaient encore il y a quelques semaines, prompts à scander les slogans à la gloire de leur vénéré leader Brice Fargeon qui n’a toujours pas de bureaux pour exercer ses fonctions gouvernementales. Silence coupable ?


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