Vie de la cité

Transports en commun : nouvelle pénurie de taxis à Libreville depuis ce matin

Transports en commun : nouvelle pénurie de taxis à Libreville depuis ce matin
Transports en commun : nouvelle pénurie de taxis à Libreville depuis ce matin © 2020 D.R./Info241

Les rues de la capitale gabonaise sont vides depuis ce matin. Du moins, désertiques, en ce sens que les populations seules les populations sont attroupées de part et d’autre des rues et dans tous les carrefours, faute de taxis. Sans préavis de grève, il pourrait s’agir d’une énième manifestation du SYLTEG face au phénomène du racket dénoncé depuis toujours par les transporteurs.

Libreville ressemble ce matin à un jour de « ville morte » à certains endroits. Du carrefour PK12 à la Gare-routière en passant par Nzeng-Ayong, les Librevillois sont par dizaines dans les rues, à la recherche d’un hypothétique moyen de transport. À leur immense surprise, c’est au réveil ce matin que beaucoup s’en sont rendus compte avec étonnement.

Une pénurie...

Les quelques taxis de cinq places, d’ailleurs privés d’une place à cause des mesures barrières, ne suffisent pas à desservir convenablement la capitale. En profitant de cette situation, quelques privés font de l’auto-stop. Où sont passés les taxis-bus ? Aucune explication plausible n’est disponible à cet instant. Aux premières heures de ce constat, nombreux ont pensé qu’il pourrait s’agir d’un énième mouvement d’humeur des transporteurs réunis au sein du syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTEG) que dirige Jean Robert Menie.

Une ruelle vide

En effet, le conflit est quasi permanent entre les taximen, de façon singulière, et généralement les transporteurs terrestres du Gabon et les forces de l’ordre. La police et la gendarmerie ont érigé le racket en convention. Que le transporteur soit en possession de tous les documents afférents à la circulation du véhicule ou pas, une règle non écrite oblige ces derniers à « saluer le képi ».

Cette expression ne signifie ni plus ni moins qu’à souiller le drapeau et l’honneur de toute une nation en glissant astucieusement un maigre billet de 500 FCFA ou 1000 FCFA dans la main du policier ou du gendarme qui fait mine de vérifier la conformité des documents en quelques secondes, avant de remettre le dossier. Une pratique qui va en contradiction avec la Journée du drapeau, instituée par Ali Bongo et célébrée hier, quoique de façon inaperçue. À quoi bon d’honorer un drapeau qui est aussi vilement souillé au quotidien par une catégorie d’individus pourtant bien identifiés qui s’adonnent à la mendicité sans que les autorités sévissent ?

La mairie à l’origine

Fort heureusement il y a quelques instants seulement, que nous avons appris que ladite rareté des taxis est consécutive à une opération de recouvrement lancée par l’Hôtel de ville de Libreville. La municipalité de la capitale court après ces transporteurs pour exiger de leur part qu’ils s’acquittent de leurs taxes et redevances annuelles.

Une autre artère déserte

Nonobstant ce fait, la méthode a toujours été un des atouts les plus défaillants de l’actuelle équipe municipale dirigée par Léandre Nzue. Ne peut-on pas régulariser la documentation des taximen sans que cela pénalise le Gabonais au point d’être empêché de se rendre à son lieu de travail ? La question reste posée. Dans tous les cas, en attendant, la population innocente continue de payer le plus lourd tribut.


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