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Mesure gouvernementale

Suspension d’exploitation aurifère au Gabon : qui va payer l’addition ?


Analyse
  • Le ministre Magnagna à l’origine de la mesure de suspension gouvernementale © 2018 D.R./Info241
Publié le 21 octobre 2018 à 13h12min

Les autorités gabonaises ont le 17 septembre, via le le ministère des Mines, décidé de suspendre l’exploitation et les activités de prospection, de recherche, d’orpaillage et de production d’or sur l’ensemble du territoire national. Une décision lourde de conséquences pour les exploitants de ce secteur qui se retrouvent en chômage forcé et sans revenus. Un mois après, rien ne semble poindre à l’horizon !

Le Gabon n’exploite plus son or depuis le 17 septembre 2018. Cette décision avait été prise après que les services administratifs des Mines et de l’Environnement ainsi que les services de sécurité et de défense, eurent découvert «  des sites d’exploitation sauvage et illicite d’or dans plusieurs localités ». Plus d’un mois après, la situation reste toujours bloquée dans ce secteur qui emploie de nombreux gabonais.

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Une décision certainement salutaire mais qui n’est pas sans poser de problème sur la durée. Car la décision gouvernementale de suspendre les activités de prospection et de recherche affecte également les sociétés possédant un permis légalement octroyé par ledit ministère. Avec à la clé, des permis d’exploitation acquis à raison de fortes sommes d’argent demandées à ces sociétés pour mener les travaux de prospection et de recherche.

A titre d’exemple, le ministère gabonais des Mines demande à ces sociétés d’investir des centaines de millions de francs sur un à trois ans pour mener les activités de prospection ou de recherche pour un permis obtenu sans retour sur investissement garanti. Car rappelle-t-on, ces activités de prospection et de recherche ne conduisent pas forcement à la découverte de gisements d’or.

Plus d’un mois après la prise de cette décision, aucune lumière à l’horizon pour les exploitants légaux. Qui va rembourser le manque à gagner occasionné par cette suspension temporaire pour les sociétés en règles avec l’administration ? Ces sociétés peuvent-elles ester en justice contre le ministère de l’Equipement, des Infrastructures et des Mines pour rupture abusif de contrat et demander le remboursement des sommes investies en plus des préjudices moraux subis ?

Les voix commencent à s’élever dans ce secteur à l’heure où les caisses du Trésor public sont au rouge sinon vides. L’Etat gabonais a-t-il encore les moyens de se payer des procédures judiciaires supplémentaires en période d’austérité budgétaire ? A qui profite le crime ? Affaire à suivre.


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