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Tribune Libre

« Quel citoyen pour le Gabon nouveau ? Les valeurs attachées à la citoyenneté »


Analyse
  • « Quel citoyen pour le Gabon nouveau ? Les valeurs attachées à la citoyenneté » © 2019 D.R./Info241
Publié le 8 avril 2019 à 06h06min

Le leader associatif, Sten Fanguinoveny, président fondateur du Mouvement et cercle de réflexion EGO (Éveille toi Gabon Obota), membre des associations UJA (union des Jeunesses Africaines) œuvrant sur le continent africain au travers de la diplomatie, co-fondateur de l’association EGAL (Être Gabonais autrement et librement) et s’exprime dans cette tribune libre sur la notion des valeurs citoyennes en scrutant la société gabonaise. Décryptage.

Tout d’abord permettez-moi de commencer par l’étymologie qui est une discipline diachronique de la linguistique, qui cherche à établir l’origine formelle et sémantique d’un mot, le plus souvent son sens caché, son histoire. Dans sa définition, le mot valeur représente quelqu’un ou quelque chose, quantitativement, financièrement, ou symboliquement. Étymologiquement, Le mot valeur vient du latin valoir, dérivé de valéré qui signifie avoir de la valeur, avoir de la vertu et renfermes-en son sens caché, une notion abstraite à deux dimensions qui trouve son essence d’une part dans une conception matérielle et donc quantifiable et d’autre part dans une conception immatérielle et par conséquent non-quantifiable.

Bien loin de son sens matérielle et quantifiable qui renferme les notions de valeurs économiques ou mathématiques, ce mot fait partie aujourd’hui de ce vocabulaire de la sociologie qui s’est progressivement imposé dans le langage courant pour désigner des références morales, sociales et spirituelles, régulatrices des meilleurs fins humaines et susceptibles d’avoir la priorité sur toute autre considération. Ainsi, puisque nous parlons de valeurs humaines, ne pouvant le voir, le toucher, le compter, nous ne pouvons que faire appel à notre intuition pour l’observer, le ressentir et l’estimer.

Sten Fanguinoveny, président-fondateur du Mouvement et cercle de réflexion EGO (Éveille toi Gabon Obota)

Dans sa définition quant à elle, la citoyenneté est l’état ou la qualité de citoyen. Elle permet à un individu d’être reconnu comme membre d’une société, d’une cité dans l’Antiquité, ou d’un Etat aujourd’hui, et de participer à la vie politique. Étymologiquement, le mot citoyenneté vient de citoyen qui vient du latin civis, qui signifie celui qui a droit de cité. Cette notion trouve son origine dans le cadre de la cité ou "polis" de la Grèce antique, fondée sur l’égalité de ceux qui ont le statut de citoyens. Contrairement aux métèques ou aux esclaves, les citoyens participaient aux débats dans l’agora et aux décisions (lois, justice, administration) et pouvaient posséder la terre.

Un état des lieux de la citoyenneté gabonaise

Les valeurs citoyennes sont des qualités qui ont de l’importance pour chacun de nous-même mais aussi pour de très jeunes enfants. Ce sont des vertus qui guident les comportements, motivent à agir et donnent un sens aux activités quotidiennes. Ainsi, si nous sommes d’accord pour dire que ce sont nos valeurs qui dictent notre comportement vis-à-vis de nous-même d’abord et ensuite de nos concitoyens, alors quel que soit le prisme au travers duquel nous regardons le Gabon d’aujourd’hui, nous devrions tous arriver à la conclusion que quelque part, à un moment donné de notre évolution dans le temps, nous nous sommes perdus en chemin.

Ce qui signifie aussi que les valeurs qui nous été transmises n’étaient peut-être pas les bonnes, et que si nous voulons parler des valeurs attachées à la citoyenneté du nouveau Gabon, alors nous devrons nécessairement parler de celles attachées à l’ancien. Mais quels sont les valeurs de l’ancien Gabon ? Ainsi comme nous aimons à le dire, c’est le leader qui guide son peuple. C’est lui qui donne la direction, le cap et l’idéal vers lequel il souhaite faire tendre son peuple.

Cependant, quelles sont les valeurs que le très regretté feu Omar Bongo, paix à son âme et son système, ont volontairement ou involontairement inculqué au peuple gabonais. L’observation la société gabonaise actuelle, nous amène à reconnaître de façon impartiale, sans volonté de dénigrer, mais plutôt d’être tout simplement d’être honnête avec nous-même, que cet homme qui fut notre leader et son système nous ont transmis des valeurs certes, mais certainement pas les bonnes.

Cet homme qui fût notre guide, au travers du système, a inculqué au Gabonais qui n’est point besoin de travailler pour réussir sa vie, qu’il suffit juste d’être le parent de quelqu’un. Qu’il n’est point besoin de réussir à l’école pour avoir un bon travail, qu’il suffit juste d’être l’enfant de quelqu’un. Qu’il n’est point besoin d’être impartial dans notre réflexion sur la société Gabonaise, qu’il suffit juste de soutenir la bonne famille.

Qu’il point qu’il n’est point besoin d’avoir des diplômes et des compétences pour occuper un emploi, qu’il suffit juste d’être la maîtresse de quelqu’un. Suivez mon regard. Qu’il n’est point besoin d’être honnête dans sa gestion de chose commune, qu’il suffit juste d’être proche des autorités judiciaires. Qu’il n’est point nécessaire d’améliorer les infrastructures sanitaires du pays, qu’il suffit juste d’avoir le numéro d’un spécialiste à l’étranger et un billet d’avion.

Qu’il n’est point besoin de créer des entreprises pour créer de la richesse, qu’il suffit juste d’attendre d’être nommé par décret présidentiel. Qu’il n’est point besoin de cultiver la terre, d’être taximan, plombier, menuisier ou même boutiquier, qu’il suffit juste d’être assis dans un bureau. Qu’il n’est point besoin de s’exercer à être un homme de valeur dans notre société, qu’il suffit juste de se rabaisser et de tendre la main. Qu’il n’est point besoin de participer à la vie politique du pays, qu’il suffit juste de s’asseoir dans un bar et consommer une bière qui coûte moins chère qu’une bouteille d’eau. Qu’il n’est point besoin de travailler pour le bien des populations qui les ont élus, qu’il suffit juste d’attendre la prochaine campagne présidentielle.

Ainsi si nous avons un tant soit peu les yeux ouverts et que nous levons la tête, nous réalisons que nous sommes les survivants d’un système fondé sur des contre-valeurs citoyennes qui statistiquement, tels des résultats d’élections, ont scandaleusement touché 99,99 % de la population gabonaise et fauché plus de 75 % d’entre nous. Ainsi, à bien regarder de plus près, il ne serait pas insensé d’assimiler ce système et ses valeurs à une arme de destruction massive de peuple. Pour le voir, il suffit simplement aujourd’hui d’ouvrir nos téléphones portables pour tomber sur certaines vidéos circulant sur nos réseaux sociaux, et se rendre compte que nous avons atteint un record dans l’incivilité et la violence, et que le Gabon devient de moins en moins un endroit sein où il fait bon vivre.

Oui, nous dénonçons, mais si dénoncer est une discipline importante, il est tout aussi important aussi exceller dans la prise d’initiative et l’émission de propositions pour contribuer à améliorer les choses. Nous tenons ainsi à remercier cette initiative qui nous permet aujourd’hui, de nous retrouver autour de ces assises de la diaspora, car la première des valeurs citoyennes est celle qui consiste d’abord à nous écouter.
Je crois aux vertus du respect, de l’écoute et de l’échange. Par la diversité, des situations et des personnes rencontrées, j’ai appris à la fois à partager mon savoir avec tous et à connaître de chacun. Je porte ces valeurs au quotidien avec énergie et conviction.

Les étapes qui nous mèneront vers le Gabon nouveau

Pour percevoir dans cette obscurité le brin de lueur qui nous guidera vers la lumière, il nous faut prendre en compte la notion de génération, l’importance du rôle de la famille, et l’importance du rôle l’éducation et plus particulièrement civique.

Tout d’abord, prendre conscience et reconnaître que nous souffrons d’un mal profond endogène et exogène

En effet, plusieurs médecins vous diront que ce n’est que lorsque l’homme malade prend conscience de son état et l’accepte, qu’il entame son premier pas vers la voie de la guérison. De plus, permettez-moi, pour appuyer mon propos, de rajouter que, si la capacité de ressentir la douleur a été accordée l’homme, c’est pour qu’il puisse prendre conscience que quelque chose ne va pas, car si tel n’était pas le cas, l’homme serait par exemple capable de marcher pendant 50 km avec un gros caillou dans la chaussure sans s’en rendre compte avant d’arriver à destination.

Ainsi, il possible aujourd’hui d’établir une similitude entre cet homme et le peuple gabonais, car ce peuple a entamé une marche vers un Gabon nouveau, sans prendre également conscience qu’à l’intérieur de sa paire de chaussure, il y a un énorme caillou qui dans le meilleur des cas le retardera et dans le pire, l’empêchera à tout jamais d’atteindre sa destination. Et donc le premier pas vers la voie de ce nouveau Gabon, est la prise de conscience que notre génération souffre d’un mal.
Notre connaissance de la moyenne d’une génération est un fait notoire, nous savons qu’elle équivaut à environ 25 ans ; de la naissance d’un parent à la naissance d’un enfant.

Mais ce que nous savons avec certitude, c’est que nos générations, la nôtre, celles de nos aînés et de nos plus jeunes, toutes confondues ont été fortement exposé pendant plus de 50 ans, aux valeurs d’un système communément appelé le Bongoïsme et que donc par conséquent que nous le voulions ou pas, nous sommes tous fortement imprégnés par ses valeurs, ses méthodes et ses procédés. Nous sommes ce que les livres d’histoire du nouveau Gabon appelleront les Générations sacrifiées de notre pays le Gabon.

L’accepter comme un fait est le premier pas vers le nouveau Gabon nouveau que nous souhaitons, et ce n’est qu’a cette seule condition qu’il possible de prendre conscience, que la seule chose qui nous reste, et qui est notre premier devoir en tant qu’homme et femme de cette génération sacrifiée, c’est de tout faire pour que ceux qui viennent après nous ne subissent pas le même sort car, faisant parti nous tous ici présent de l’ancien Gabon, le nouveau sera celui que nos actes d’aujourd’hui produiront comme résultat sur ceux qui nous suivent. L’accepter comme un fait est le premier pas vers l’acception de la responsabilité qu’est celle de notre génération sacrifiée, d’impulser une dynamique de retour vers des références basées sur des valeurs familiales, culturelles, des valeurs basées sur le travail, le mérite, respect, l’honnêteté, la probité, l’amour et surtout la vérité.

Ensuite, le second axe de proposition quant à lui, est celui du rôle de la cellule familiale comme vecteur de valeurs morales.

La majorité de nos valeurs sont acquises au contact de notre milieu familial et elles sont implantées durant notre petite enfance et font partie de notre identité. Ainsi, si nous sommes d’accord pour dire qu’en terme de génération, nous faisons partie de l’ancien Gabon, et que ce sont nos enfants et petits-enfants qui feront le nouveau et donc celui que nous leur auront légués, alors nous serions peut-être d’accord pour dire aussi, que les valeurs attachées à la citoyenneté de ce nouveau Gabon seront celles que nous aurons d’abord travailler en nous, car on ne peut transmettre ce que l’on ne possède pas.

Et pour citer l’illustre père Jules Beaulac : le meilleur moyen de rendre les autres meilleurs, c’est de le devenir soi-même. Ainsi, une des propositions qui pourrait être faite, serait la mise en place d’atelier de réflexion et de proposition sur les initiatives pouvant être prise, pour renforcer l’importance du rôle de la cellule familiale comme première base d’une citoyenneté fondée sur des principes et des valeurs.

Ce qui nous emmène au troisième axe de proposition qui est celui du rôle de l’éducation comme vecteur de valeurs citoyennes.

En effet, si les valeurs morales et culturelles sont celles qu’on acquière au sein de la cellule familiale, les valeurs citoyennes quant à elles, sont celles qui sont acquise en milieux éducatifs et qui se font consciemment ou inconsciemment en copiant les amis. Ainsi, que serait la meilleure des éducations familiales, quand lorsqu’ils franchissent le portail de l’école, nos héritiers sont confrontés à un milieu social fondé sur des contre-valeurs.

Par conséquent, si nous nous rejoignons sur le fait de dire qu’on ne naît pas citoyen, mais qu’on le devient, alors nous nous retrouverons aussi sur le fait de dire, que la question qu’ils importent de se poser est celle de savoir comment produire de bons citoyens. L’une des réponses à cette question, passe le renforcement de l’instruction civique dans l’éducation de ceux qui deviendront les citoyens du nouveau Gabon vers lequel nous tendons.

Tout d’abord, l’éducation civique comme vecteur de valeurs de respect. Prenons par exemple le cas de l’instauration du vouvoiement dans les établissements scolaires. Le vouvoiement d’une part entre les élèves et les éducateurs, mais aussi et tout aussi important, le vouvoiement entre les élèves eux-mêmes dans les classes d’écoles. Ensuite, l’éducation civique comme de valeurs de politesse. En effet, pour réaliser le nouveau Gabon que nous appelons de toutes nos forces, il est pertinent que les futurs citoyens que nous façonnerons puisse traduire linguistiquement la distinction à faire entre une personne qui a peu d’expérience de vie et une autre qui en a davantage.

De plus, l’éducation civique comme vecteur de valeurs humaines. Nous entendons par là les valeurs qui nous permettent de vivre et de montrer notre humanité, c’est-à-dire nos sentiments de considération, d’appréciation et d’empathie pour d’autres humains. Plus encore, l’éducation civique comme vecteur de valeurs des valeurs dites "éthiques". Car ce sont elles qui nous édictent une conduite qui respecte autrui et qui ne leur portent pas de tort. Le respect du règne animal et végétal peut aussi en faire partie.

D’autre part, l’éducation civique comme vecteur de valeurs morales. Ce sont les injonctions extérieures et les règles, que soit que notre religion nous prescrit ou soit que nous nous donnons personnellement et qui édictent notre conduite de respect de l’autre, de son intégrité physique et mentale, et de sa vie. Elles évoquent la même chose que les valeurs dites éthiques, mais aujourd’hui, les discours "moralisants" sont mal perçus. Les valeurs éthiques et encore plus les valeurs humaines sont perçues beaucoup plus positivement, peut-être parce qu’on se sent soi-même concerné et qu’on désire très fortement que les autres soient "humains" avec nous.

Et enfin pour finir, l’éducation civique comme vecteur de valeurs culturelles. Cette thématique nous amène à une réflexion profonde sur une question fondamentale, celle qui consiste à identifier quelles sont les valeurs culturelles communes à notre peuple. Car, bien qu’ils existent des valeurs dites universelles à la fois ressenties dans notre for intérieur, et exprimées dans des lois, des constitutions, ainsi que de nombreux textes internationaux affirmant les Droits Humains. La diversité qui compose le monde, implique une spécificité qui fait chaque communauté met beaucoup plus l’accent sur des valeurs qui lui sont culturellement proche.

Ainsi, chaque peuple possède des spécificités qui lui sont propres, et donc le peuple gabonais, qui ne déroge pas à la règle, possède-lui aussi des spécificités culturelles qui lui sont propre. De ce fait, un des axes fondamentaux par lequel nous arriverons à construire le Gabon de demain, passe nécessairement par la mise en place d’une commission qui sera chargée de mener une étude complète, sur toutes les épistémès de notre culture, afin de produire un guide du bon Gabonais. Un guide qui prendra la forme finale d’un livre inscrit dans les programmes scolaires, et sur lequel, des heures de cours seront dégagés pour mener, dans les classes, des ateliers de réflexion et de débats contradictoires. En effet, s’il est bien d’avoir des valeurs, il est encore mieux de les connaître.

Et enfin le troisième et dernier point, l’importance du rôle du leade.

Il est une phrase qui me tient particulièrement à cœur et qui consiste à dire, que se demander si quelqu’un cherche un poste n’est pas la bonne question à se poser. La bonne question à se poser est celle qui consiste à se demander, qui nous voulons voir à ce poste. Voulons voir un homme imbu de sa personne et ne travaillant que pour ses intérêts personnels et ceux de sa famille, ou voulons voir à ce poste, un homme qui un possède d’une part les capacités requises, d’autre part nos valeurs culturelles et enfin qui est un exemple pour la société ?

Ainsi que nous le disions plus haut, nous voyons aujourd’hui le résultat sur les populations gabonaises lorsque nous produisons et entretenons de mauvais leaders.
Je me rappelais toujours les paroles de cet aîné que j’affectionne beaucoup, et à qui je disais à l’époque lors d’un échange, que le Gabonais était trop paresseux pour changer et se mettre au travail. Ce jour, il m’offrit une lumière en me faisant comprendre par un simple exemple, le lien qui existe entre le ciel et la terre, le haut et le bas, le sommet et sol, le matériel et l’immatériel, le spirituel et le rationnel, et l’esprit et corps, à savoir, qu’ils sont liés par la notion de mimétisme. Ce jour, mon très cher frère, me dit-il d’un ton grave : «  Il y a dans l’exemplarité cette capacité à montrer avant de demander. »

C’est cette lumière, qui m’a permis aujourd’hui dans le cadre de ce travail, de me poser les questions suivantes :

Comment peut-on devenir un bon citoyen quand ceux qui sont censés être irréprochables, sont ceux-là même qui bafouent nos valeurs civiques ? Comment peut-on façonner de bons futurs citoyens quand ceux qui sont sensés montrer l’exemple, sont ceux-là même qui bafouent nos valeurs morales ? Comment nos jeunes peuvent-ils ne pas sombrer dans l’incivisme et la violence quand ceux qui sont censés être leur icône, sont ceux-là même qui bafouent leurs valeurs culturelles ?

Comment peut-on élever notre conscience quand ceux qui sont sensés nous illuminer, sont ceux-là même qui bafouent nos valeurs spirituelles ? Comment espérer de ceux qui nous gouvernent qu’ils servent au mieux les intérêts des populations, quand celui qui est sensé montrer l’exemple est celui-là même qui bafoue nos valeurs d’exemplarités.

Ainsi, l’étude de ce thème a ceci de positif qu’il permet de réaliser que la question de savoir, quel citoyen pour le nouveau Gabon, est liée de façon intrinsèque, mimétique et indissociable à la question de savoir, quels leaders pour le nouveau Gabon et quelle vision attachée à l’exercice de la chose commune.

En Conclusion

Même si j’ai été sacrifié par ceux-là même qui étaient censés m’élever, mon amour pour le Gabon demeure infini. J’ai foi en notre destin, car je sais qu’un grand avenir nous attend, et que ce petit pays qu’on appelle Gabon et qui est le nôtre, sera à l’origine de ce que le continent africain produira de meilleur.

De la lumière naît l’obscurité mais de l’obscurité naît aussi la lumière et une aurore se lève.

Sten FANGUINOVENY


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