Parlement

Révision constitutionnelle d’Ali Bongo : les sénateurs gabonais font la grimace !

Révision constitutionnelle d’Ali Bongo : les sénateurs gabonais font la grimace !
Révision constitutionnelle d’Ali Bongo : les sénateurs gabonais font la grimace ! © 2017 D.R./Info241

Le projet de révision constitutionnelle d’Ali Bongo et son gouvernement aurait-il du plomb dans l’aile ? Adopté par l’Assemblée nationale le 16 décembre après de longs mois de « débats », les sénateurs veulent eux aussi bénéficier du même temps pour examiner le texte. Un caprice qui en dit en long sur la tension existante actuellement entre le gouvernement et le sénat. Les sénateurs qui feraient la grimace, pourraient être convoqués finalement en congrès au plus vite pour entériner le texte controversé de révision constitutionnelle.

Ainsi, sénateurs et députés pourraient retrouver, de manière exceptionnelle, le chemin de leurs hémicycles respectifs au terme de cette session parlementaire qui s’achève demain. Cette éventualité est de plus en plus évoquée sur les bancs de l’assemblée. D’autant que, à la différence des députés, il y a quelques semaines, les sénateurs ne devraient probablement pas se pencher sur le projet de révision de la Constitution, au cours de cette session parlementaire qui s’achève demain.

Selon certaines indiscrétions glanées par nos confrères de l’Union, ils auraient dû le faire au cours des soixante-douze dernières heures. Mais les sénateurs ont estimé qu’ils ne pouvaient examiner le texte en trois jours. Ce qui aurait correspondu, selon eux, à agir sous pression et dans la précipitation. Et à assimiler leur Chambre à " une caisse d’enregistrement, une boîte aux lettres du gouvernement’’. Ce, d’autant plus que, à les entendre, les députés auraient eu suffisamment de temps pour examiner le projet de révision constitutionnelle.

C’est dire que les sénateurs souhaiteraient également bénéficier du même intervalle de temps pour plancher sur ce texte. De préférence, au cours d’une session extraordinaire. A défaut, lors de la première session ordinaire en mars prochain. Étant entendu que cette dernière éventualité aurait nécessairement des incidences sur le calendrier électoral.

Des chamboulements qui aurait de fortes conséquences sur les législatives prévues en avril et sur le mandat des députés actuels qui a expiré depuis décembre 2016 mais prorogé déjà à deux reprises par le gouvernement pour s’assurer d’avoir une majorité certaine pour voter ses différents textes.


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