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Conflit Veolia/SEEG

Le Gabon dénonce la pollution environnementale des installations de Veolia


Economie
  • Les preuves de « pollution » publiées par le porte-parole du gouvernement gabonais sur Twitter © 2018 D.R./Info241
Publié le 28 février 2018 à 07h10min

Le Gabon ne tarit plus d’argument pour justifier la réquisition et l’éviction de Veolia des actifs de la Société d’énergie d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Hier en conférence de presse, le ministre de la Communication en a remis une couche, indexant la pollution environnementale générée par les activités de l’entreprise comme l’une des motivations de la rupture à marche forcée de la concession qui liait le pays au géant français de l’environnement. Des accusations que réfute le groupe français qui évoque une énième « manipulation » des autorités gabonaises.

« L’autre aspect important, ce sont les constats faits par la mission de la direction générale de l’Environnement mandatée par le gouvernement en présence des responsables de la SEEG. De ces constats, il ressort, le non respect de la réglementation en matière de gestion des déchets des hydrocarbures par la SEEG ; le non respect des déchets sur les sites où l’on observe des déversements des huiles dans la nature », a relevé Bilié-By-Nzé.

Ce dernier a fait notamment état d’une pollution à « outrance » à Lambaréné, où les hydrocarbures sont déversés directement dans l’Ogooué, à l’endroit exacte où la SEEG prélève l’eau destinée à la consommation des ménages.

Une vue de la conférence de presse d’hier

Il en est de même à Ndjolé où l’Ogooué sert de réceptacle des huiles et gasoil évacués de la Centrale SEEG. A Mitzic et à Oyem, le porte parole du gouvernement a déclaré que les lacs et rivières sont sauvagement pollués. Pour lui, ces constats nécessitent des mesures urgentes dont l’application du principe de pollueur-payeur et la diligence d’une enquête.

En outre, le membre du gouvernement gabonais a également révélé que la SEEG ne dispose pas d’équipements appropriés pour le traitement des déchets des hydrocarbures. Il a annoncé que les enquêtes vont être diligentées pour établir les niveaux de « responsabilités « de risque » et « danger pour les populations ».

Les preuves avancées par le ministre sur Twitter

« Outre les sanctions que prévoit la loi, et qui peuvent aller jusqu’à 500 millions de francs CFA par site pollué, l’Etat va faire appliquer le principe du pollueur/payeurs pour emmener Veolia à dépolluer les sites et à procéder aux réparations indispensables », a-t-il ajouté.

Le membre du gouvernement a rappelé que cette situation concerne la quasi-totalité des sites exploités par la SEEG sur l’ensemble du territoire national, tout en s’interrogeant sur le silence des différents actionnaires, la position des ONG de défense de l’environnement.

Pour sa défense, le groupe français a rapidement réagit hier sur les nouvelles accusations du gouvernement gabonais. Le groupe français évoque une "manipulation" de l’opinion et réfute donc ces informations. Au tant dire que le torchon brûle plus que jamais entre les deux entités.


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