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L’invité de la rédaction

René Ndemezo’o Obiang : « le meilleur d’entre nous, c’est Jean Ping dans les conditions actuelles ! »


L’invité d’Info241
  • René Ndemezo’o Obiang : « le meilleur d’entre nous, c’est Jean Ping dans les conditions actuelles ! » © 2015 D.R./Info241
Publié le 20 octobre 2015 à 10h13min

L’invité de la rédaction d’Info241 est cette semaine Réné Ndemezo’o Obiang, ancien hiérarque du Parti démocratique Gabonais (PDG) passé à l’opposition en février dernier. Il a été plusieurs fois ministre de la République notamment aux Sports et ancien député de la ville de Bitam (Woleu-Ntem).

René Ndemezo’o Obiang revient sur sa désillusion sur le président Ali Bongo, sur notamment les raisons qui l’on poussé à démissionner du PDG après une trentaine d’années de bons et loyaux services. Il évoque également la démission de Jean François Ntoutoume Emane, de la procédure de désignation du candidat du Front uni de l’opposition du le retard pris par le gouvernement pour réviser les listes électorales en vue de la prochaine présidentielle.


Vous avez démissionné en février 2015 du Parti démocratique Gabonais où vous avez milité 30 ans. Pouvez-vous succinctement nous rappeler vos motivations ?

René Ndemezo’o Obiang : Comme vous le dites, effectivement après vous avoir remercié pour cet entretien. J’ai démissionné du Parti démocratique Gabonais le 28 février de cette année 2015, après y avoir été militant pendant effectivement 29-30 ans, puisque officiellement j’ai intégré le Parti démocratique Gabonais en 1986, lors du troisième congrès de ce parti. Je suis ensuite devenu membre du Comité central. Après 30 ans, c’est à la suite d’une profonde réflexion que j’ai pris la décision de démissionner.

Sur les questions conjoncturelles, il y a le fait que le président du Parti démocratique Gabonais, Ali Bongo Ondimba, ne respecte personne !"

Les raisons, on peut les classer globalement en deux ordres. Il y a les questions conjoncturelles et les questions de fond. Sur les questions conjoncturelles, il y a le fait que le président du Parti démocratique Gabonais, Ali Bongo Ondimba, ne respecte personne. En 2009, je fais partie de ceux qui ont décidé de porter leur soutien à Ali Bongo au sein dudit parti lors de la présidentielle anticipée. Je précise que celle-ci était à sa demande.

Je ne suis jamais allé le rencontrer pour le solliciter ou pour le soutenir. Par contre, c’est lui qui a envoyé des gens vers moi, en particulier l’Ambassadeur Mickael Moussa et monsieur François Engogah Owono, deux proches, pour me demander compte tenu du fait que monsieur Mba Obame venait d’annoncer sa candidature. Il comptait sur moi pour le soutenir dans le Woleu-Ntem… Si je pouvais l’aider à sa candidature.

Je lui ai répondu que j’étais militant du parti à l’époque et que de mon point de vue dès lors que c’est lui que le Parti a retenu comme candidat pour défendre les couleurs du PDG lors de ces élections présidentielles. Je n’avais aucun problème pour le soutenir… donc je le soutiendrai. Et ceci s’est fait sans marchandage aucun. Mais je constate quelques temps après, aussitôt sa nomination, et par la suite dans les années qui ont suivi, qu’il n’a aucun respect pour les gens.

Je prends juste un point conjoncturel : en décembre 2013, c’est moi qui aie conduit la liste du Parti aux élections municipales. Cette liste a remporté d’ailleurs d’une courte tête face à une liste indépendante. A l’issue de cette consultation et après avoir été élu député quatre fois de suite dans la commune de Bitam - ce qui n’est pas une chose facile -, j’ai exprimé le souhait d’aller au Sénat parce que je trouvais que cette chambre correspondait à l’âge qui était devenu le mien.

Elle me permettait de libérer le poste de député pour des militants du parti plus jeunes. Pendant plus d’un an, je n’ai reçu aucune réponse d’Ali Bongo, même pas de réponse en termes de considération. A partir de ce refus, et d’autres faits qui peuvent être rappelé à cette période, j’ai estimé que ce monsieur n’a de respect pour personne et qu’à partir de là, nous ne pouvons pas continuer de faire route ensemble.

Sur le fond, j’ai cru, comme un certain nombre de Gabonais, au discours qu’Ali Bongo Ondimba a présenté aux populations gabonaises en 2009. J’ai pensé que malgré les nombreuses insuffisances et erreurs dans la gestion du pays exercées par feu le Président Omar Bongo Ondimba, son successeur, qui se trouvait par ailleurs aussi être son fils, peu importe naturel ou adoptif. Comme on dit généralement dans les proverbes Bantou : « le fils doit faire mieux que son père ».

Les quelques côtés positifs qu’il y avait dans la gestion antérieure d’Omar Bongo à savoir le dialogue, la tolérance… C’est lui qui les a jeté par-dessus bord".

Parce que le fils a la possibilité de voir là où le père s’est trompé pour éviter de faire les mêmes erreurs. J’ai donc pensé un peu naïvement avec d’autres, en donnant une chance à Ali Bongo Ondimba d’être président de la République, il pouvait prendre chez Omar Bongo Ondimba ce que celui-ci avait de positif, parce qu’il avait un certain nombre de choses positives dans sa gestion du pays. Par exemple le dialogue, l’ouverture aux gens, le respect pour les gens, etc.

Je pensais qu’il pourrait corriger les graves erreurs de gestion, des dépenses somptuaires et tout un ensemble de dépenses dont le pays pouvait se passer dans son développement. Hors depuis 2009, Ali Bongo Ondimba a fait exactement le contraire. C’est-à-dire les quelques côtés positifs qu’il y avait dans la gestion antérieure d’Omar Bongo à savoir le dialogue, la tolérance… C’est lui qui les a jeté par-dessus bord. Il a commencé à doigter tous les anciens qui sont restés au sein du Parti en disant qu’ils avaient fait leur temps et devaient dégager.

Tout ce qui est frime, Ali Bongo Ondimba l’a mis en avant et le développement du pays n’a pas connu du tout de progrès".

A partir de ce moment, il a renforcé la gabegie. Les déplacements à l’étranger pour des futilités ont été multipliés par 20 ou par 30. Les réalisations pour faire la frime comme ce que monsieur Attias fait chaque année du New York Forum, la destruction de la Cité de la Démocratie, de l’effet d’annonce d’une marina qui, comme on le voit à Libreville, n’est qu’un tas de sable honteux pour tous les gabonais, l’organisation de carnaval pour faire venir des brésiliennes, jouer au chauffeur du footballeur international Lionel Messi, qui par ailleurs est un joueur que j’apprécie beaucoup…

Tout ce qui est frime, Ali Bongo Ondimba l’a mis en avant et le développement du pays n’a pas connu du tout de progrès. C’est la raison pour laquelle, après avoir regardé attentivement ce programme et sa non concrétisation au bénéfice des gabonais, j’ai pris la décision de quitter le PDG. Et j’ajoute que la première raison conjoncturelle est une raison de commodité. Pour pouvoir être ensemble, il faut être au moins deux. C’est-à-dire que le principe de base que l’on soit président, ministre ou qui que ce soit, ce qui me paraît important dans une relation avec des gens, c’est d’abord avoir de la considération mutuelle. Ali Bongo O. n’en a pas pour autrui. Et à partir de ce moment, j’estime que l’on ne peut pas faire chemin ensemble.

Jean François Ntoutoume Emane, ancien Premier ministre, ancien maire de Libreville et aussi ancien hiérarque du parti démocratique gabonais a démissionné il y a quelque temps. Avez-vous un commentaire à faire ?

René Ndemezo’o Obiang : Le commentaire qu’il y a à faire là-dessus, est de saluer la décision forte et courageuse prise par monsieur Jean François Ntoutoume Emane. Vous savez, je considère monsieur Jean François Ntoutoume Emane comme une éminente personnalité gabonaise. C’est quelqu’un que j’ai eu l’occasion de fréquenter dans mes fonctions antérieures et dans ma vie de tous les jours. Je considère que c’est une personne très bien élevée, c’est une personne très instruite. J’insiste sur l’instruction compte tenu du fait que l’évolution du pays fait que de plus en plus, on présente des cancres comme des personnes qui pourraient servir de modèle. Quand on a faire à une personnalité érudit, une personne très cultivée, je pense qu’on doit le saluer. C’est le cas de Monsieur Ntoutoume Emane.

J’apprécie globalement le fait qu’il ait prit la décision de quitter le parti démocratique gabonais qu’il a servi pendant beaucoup plus longtemps encore que moi. Je pense que c’est une décision qui est lourde de conséquences, qui implique beaucoup de compatriotes qui ont travaillé avec monsieur Ntoutoume Emane et qui voyant la position ferme prise par celui-ci, vont certainement réfléchir à deux fois pour savoir s’ils vont encore rester au Parti démocratique Gabonais ou non.

Pourquoi avoir rejoint le Front uni de l’opposition pour l’alternance et ne pas avoir créé comme Ntoutoume Emane par exemple votre propre formation politique ?

René Ndemezo’o Obiang : Bien, c’est une excellente question. J’ai rejoint le Front uni pour l’alternance parce qu’au moment où j’ai quitté le Parti démocratique Gabonais, je n’avais pas pris le temps de regarder les lignes des différentes lignes politiques des différentes formations politiques qui peuplent l’opposition gabonaise. Je dois dire que jusqu’à ce jour je n’ai pas fait un véritable choix de ces différentes lignes politiques là. J’ai pensé que le Front uni pour l’alternance offrait un cadre où qu’on ait un parti politique ou que l’on soit une simple personnalité, on pouvait travailler ensemble.

J’estimais qu’à un peu plus d’un an des élections présidentielles qui constitutionnellement doivent avoir lieu l’année prochaine, ce dont avait besoin le plus l’opposition gabonaise c’est d’unité et non pas de nouveaux partis politiques".

Voilà pourquoi j’ai effectué la démarche d’intégrer plutôt d’abord le Front. Je ne suis pas opposé au principe de création d’un parti politique. Sur la possibilité de créer un parti politique, je l’examine toujours. Ce n’est pas quelque chose qui est exclu. J’ai intégré comme autre facteur la nécessité de travailler à l’unité et non à la division. J’estimais qu’à un peu plus d’un an des élections présidentielles qui constitutionnellement doivent avoir lieu l’année prochaine, ce dont avait besoin le plus l’opposition gabonaise c’est d’unité et non pas de nouveaux partis politiques.

Je respecte pour autant la décision que M. Jean François Ntoutoume Emane vient de prendre de créer un autre parti. Mais pour ma part, je n’ai pas pensé que le plus urgent soit de créer un autre parti mais d’entrer en discussion avec les différents patriotes et démocrates qui sont dans l’opposition gabonaise, qui sont dans le Front, qui ne sont pas tous dans le front pour trouver des accords qui puissent permettre de présenter un candidat de consensus face au candidat du Parti démocratique Gabonais qui de toute évidence sera probablement Ali Bongo Ondimba.

On parle de primaires au sein du Front uni pour l’alternance. Comment selon vous, celles-ci vont s’organiser ? Seriez-vous candidat à la candidature ?

René Ndemezo’o Obiang : Cela fait deux questions bien distinctes. La première ce sont les primaires au sein du Front. J’ai lu et relu des statuts du Front dans tous les sens, je ne vois aucune disposition dans ces statuts qui prévoient des primaires. Ce qui est prévu, c’est qu’il y ait consensus. C’est-à-dire que les membres signataires du Front qui aujourd’hui sont 26 depuis le décès du président Mba Obame… Il est prévu que ces signataires se concertent et arrivent à un consensus sur un nom. Au cas où le consensus n’était pas réalisé, il est prévu comme dans toute formation politique, à savoir qu’à l’intérieur de ces 26 se dégagerait un nom majoritaire. C’est celui-là qui serait le candidat du Front.

La seule procédure prévue c’est d’avoir un consensus sur un nom ou à défaut de consensus, de faire en sorte qu’on dégage une majorité au sein des membres signataires du Front".

Mais la procédure de primaires est une proposition qui émane de certains membres du front. C’est une proposition qui émane également de certaines personnalités membres de l’opposition qui ne sont pas membres du Front. Si on s’en tient strictement à une désignation du candidat par le Front, cette procédure n’est pas prévue. La seule procédure prévue c’est d’avoir un consensus sur un nom ou à défaut de consensus, de faire en sorte qu’on dégage une majorité au sein des membres signataires du Front pour voir quel est le candidat que le Front présente aux élections.
Je me suis déjà exprimé sur cette question.

Je considère toujours que le meilleur d’entre nous, c’est monsieur Jean Ping dans les conditions actuelles !"

J’ai dit que je ne suis pas candidat à la candidature pour cette élection présidentielle et que j’ai marqué une très nette préférence pour monsieur Jean Ping que j’estime être aujourd’hui la personnalité de l’opposition qui rassemble le plus de qualités pour représenter dignement non seulement le Front mais pour représenter dignement toute l’opposition gabonaise pour battre le candidat du Parti démocratique Gabonais à l’occasion des prochaines élections. Je n’ai pas changé de position sur cette question. Je considère toujours que le meilleur d’entre nous, c’est monsieur Jean Ping dans les conditions actuelles !

Maintenant si d’autres candidatures se manifestent au sein du Front on examinera. J’examinerai en compagnie des autres amis et le Front prendra sa position mais la mienne c’est celle que je vous exprime. Je pense que monsieur Ping réunit l’expérience internationale, la solidité intellectuelle et la probité morale pour jouer ce rôle de candidat de l’opposition rassemblée pour la présidentielle de l’année prochaine.

Le 15 octobre 2015 s’est ouverte l’opération d’inscription sur les listes électorales au Gabon et plus tard à l’étranger. Qu’en pensez-vous et quelles consignes donnez-vous ?

René Ndemezo’o Obiang : Ce que je pense d’abord, c’est que le gouvernement est très en retard sur son travail. La loi prévoit une révision des listes électorales chaque année. Or, à ma connaissance, depuis les élections locales de 2013, il n’y a pas eu du tout de révision des listes électorales. Donc il y a un manquement du gouvernement qui est très grave sur cette question parce qu’en 2014, il y aurait dû y avoir révision des listes électorales.

La loi prévoit une révision des listes électorales chaque année. Or, à ma connaissance, depuis les élections locales de 2013, il n’y a pas eu du tout de révision des listes électorales".

Nous sommes presqu’à la fin de l’année 2015 et depuis le début de l’année 2015, il y aurait dû avoir révision des listes électorales. On dit qu’il vaut mieux tard que jamais. Maintenant que le gouvernement décide à partir du 15 de procéder à une révision des listes électorales, j’espère que celui-ci dans les délais d’application de ces mesures, tiendra compte du retard qu’il a lui-même accumulé pour donner suffisamment de temps aux populations pour s’inscrire et de vérifier si les inscriptions qui sont faites, sont conformes à la loi.

Donc je prends acte comme tous les compatriotes de ce que c’est à partir du partir du 15 (Octobre 2015, ndlr) que le gouvernent a décidé de procéder aux révisions des listes électorales. Mais j’aimerais que la durée de cette révision soit suffisamment longue et que l’ensemble des mécanismes qui permettent une révision optimale soient mis en place, que l’opposition soit associée à la révision de ces listes électorales de manière à ce que l’on ait la liste électorale la plus fiable possible dans les conditions actuelles. Je suis bien conscient que les conditions actuelles ne sont pas celles optimales pour permettre à l’opposition d’aller aux élections totalement sereine parce que tout serait transparent, tout serait clair.

Personnellement, je n’ai jamais été un naïf en politique. J’ai donc pris conscience du fait que le pouvoir ne veut pas de dialogue inclusif".

Mais puisque depuis des mois nous discutons de la question du dialogue et nous voyons bien que face au dialogue inclusif auquel l’opposition a donné son accord à l’issue des discussions avec les représentants de la communauté internationale, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne et des Nations Unies, nous voyons que le pouvoir reste sourd à cette demande de dialogue, à cette demande d’une rencontre inclusive parrainée par la troïka que je viens d’évoquer, pour remettre à plat l’ensemble des questions non seulement électorales mais les principaux problèmes qui bloquent le Gabon aujourd’hui.

Personnellement, je n’ai jamais été un naïf en politique. J’ai donc pris conscience du fait que le pouvoir ne veut pas de dialogue inclusif. Alors, qu’est-ce qu’il nous reste à faire ? Dès lors que le pouvoir ne veut pas de dialogue inclusif, ce qui veut dire que pour l’essentiel, on va aller aux élections à l’issue des délais constitutionnels qui vont arriver l’année prochaine pour l’essentiel avec les dispositions qui existent aujourd’hui. Donc ce que je réclame là, c’est qu’au moins ces dispositions légales, celles qui existent aujourd’hui, soient légalement intégralement appliquées.

Le gouvernent a l’obligation de réviser les listes électorales chaque année. Ce n’est pas une faveur que le gouvernement fait au peuple gabonais. En 2014, cette révision n’a pas eu lieu. En 2015, elle commence pratiquement en fin d’année. Il faut donc que le gouvernement intègre tout cette perte de temps pour avoir une durée de révision des listes électorales. Naturellement, pour ce qui est de ma position vis-à-vis de tous les compatriotes, je les appelle à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Cela ne veut pas dire que les conditions optimales de transparence que nous continuons de réclamer soient réunies. Mais cela veut simplement dire que dans le cadre des dispositions légales actuelles, nous devons savoir que constitutionnellement nous irons aux élections.

Mon appel est un appel à une inscription massive de tous les compatriotes sur les listes électorales, qu’ils ne se laissent pas décourager par les tracasseries qui y auraient là-dessus".

Si nous n’allons pas nous faire inscrire, si nous n’encourageons pas tous nos compatriotes à se faire inscrire sur les listes électorales, ce serait un chèque en blanc que nous signerions à Ali Bongo Ondimba et son groupe pour qu’ils restent éternellement à la tête du pays. Ce que je n’accepte pas. Donc mon appel est un appel à une inscription massive de tous les compatriotes sur les listes électorales, qu’ils ne se laissent pas décourager par les tracasseries qui y auraient là-dessus.

Nous sommes au courant de ce que des étrangers obtiennent des cartes nationales d’identité et vont obtenir l’inscription sur les listes électorales par des moyens frauduleux mais dans tous les cas, pour le moment, les Gabonais restent plus nombreux que les étrangers. C’est pourquoi tous ceux qui est son en âge de voter et qui veulent l’alternance, aillent s’inscrire sur les listes électorales. Ce qui veut dire que si les Gabonais s’inscrivent sur les listes électorales, ils seront toujours plus nombreux que les étrangers.

Après nous aurons à parler d’autres choses qui permettent peut-être pas d’avoir des élections transparentes dans le sens où nous le souhaitant en exigeant le dialogue inclusif mais en réduisant au maximum les pistes de fraude que nous savons que le parti au pouvoir est en train de mettre en œuvre, mais ça ce sera l’objet d’une autre discussion si vous le permettez.

Quels sont vos rapports avec le président de la République Ali Bongo Ondimba ?

René Ndemezo’o Obiang : Je ne sais pas très bien le sens de cette question mais comme on dit, aucune question n’est indiscrète seules certaines réponses peuvent l’être. Avec monsieur Ali Bongo Ondimba, j’entretiens le rapport qu’un citoyen entretien avec le chef de l’Etat Gabonais. Mais un citoyen qui ne partage pas les orientations du président de la république. Je pense qu’en république cela doit encore être permis. En dehors de cela, je n’ai aucune relation particulière avec monsieur Ali Bongo Ondimba.

Mais comme les gens le savent, je n’ai d’ailleurs jamais été un proche d’Ali Bongo Ondimba. Ali Bongo Ondimba à l’époque, avait créé avec ses amis, le courant des rénovateurs".

Je n’en ai d’ailleurs jamais eu de particulière avec monsieur Ali Bongo Ondimba. Puisque vous me donnez l’occasion de l’évoquer, lorsque j’étais au Parti démocratique Gabonais, monsieur Ali Bongo Ondimba était militant de ce Parti également. Mais comme les gens le savent, je n’ai d’ailleurs jamais été un proche d’Ali Bongo Ondimba. Ali Bongo Ondimba à l’époque, avait créé avec ses amis, le courant des rénovateurs. Je n’en ai jamais fait partie.

Lorsque j’ai décidé de le soutenir en 2009, ce qui est une grave erreur dont je m’en suis déjà excusé auprès du peuple Gabonais, je l’ai fait parce que j’étais encore à cette époque-là militant du parti démocratique gabonais et que malgré les contorsions que cela a connu, c’est lui que le parti démocratique gabonais avait choisi comme candidat à cette élection présidentielle. Mais je n’ai aucune relation particulière avec lui.

Propos recueillis par Jocksy Ondo Louemba


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