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Crise post-électorale

Redevenu opposant, Moubamba (re)découvre les atrocités de la crise post-présidentielle


Politique
  • L’ancien VPM d’Ali Bongo avec un des membres du collectif de victimes © 2018 D.R./Info241
Publié le 29 juin 2018 à 13h26min

Parmi l’un des premiers opposants à se rallier à Ali Bongo au terme de la présidentielle controversée d’août 2016, Bruno Ben Moubamba semble avoir retrouvé son humanité et sa verve d’opposant qu’il avait tronqué contre un poste au gouvernement de son ancien rival politique. Viré sans ménagement du gouvernement en septembre dernier, le patron de l’ACR a reçu mardi le collectif des victimes des violences post-électorales d’août 2016 dont le régime d’Ali Bongo est pointé d’un doigt accusateur. Cette rencontre pour s’imprégner des « tortures » et des « souffrances » commises par le régime qu’il servait pourtant jusqu’à son éviction.

Bruno Ben Moubamba veut retrouver son âme d’opposant en vue certainement de grappiller quelques voix pour son parti lors des prochaines législatives dont personne ne connait la date de la tenue. Alors qu’il avait nié les violences commises par le régime au lendemain de la présidentielle, en prenant fait et cause pour son nouveau mentor Ali Bongo, Bruno Ben Moubamba semble avoir recouvré de sa lucidité politique.

Mardi, l’ancien vice-Premier ministre d’Ali Bongo et grand soutien jusqu’à son éviction de son précieux poste gouvernemental, s’est entretenu avec quelques unes des victimes des incidents de la présidentielle d’août 2016. L’opposant devenu, a même promis les défendre à l’avenir. "Si je n’avais pas reçu (à leur demande) des émissaires du « collectif des victimes post-électorales du 31 août 2016 » ce 26 juin 2018, je n’aurais pas pris la mesure des tortures et des souffrances infligées à certains compatriotes en 2016", a confessé Bruno Ben Moubamba.

Avant de promettre : "Je vais accompagner politiquement et sur un plan humanitaire les victimes qui le souhaitent, d’autant plus que les engagements (en la matière) du Dialogue d’Angondje, n’ont pas été respectés, là aussi". Lucidité politique tardive ou opportunisme politique à l’orée de législatives à des fins électoralistes ? Seul Moubamba qui disait toujours combattre "la sorcellerie politique" saurait y répondre...


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