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Crise post-électorale

Que fera Emmanuel Macron du « coup d’état militaro-électoral » d’Ali Bongo au Gabon ?


Analyse
  • Que fera Emmanuel Macron du « coup d’état militaro-électoral » d’Ali Bongo au Gabon ? © 2017 D.R./Info241
Publié le 10 juillet 2017 à 13h01min

Durant sa campagne électorale, l’alors candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron n’était pas allé du dos de la cuillère pour évoquer ses doutes sur la réélection controversée d’Ali Bongo au Gabon. Il avait alors promis un "jugement circonstancié" s’il était élu. C’est désormais chose faite depuis mai dernier, et depuis beaucoup d’observateurs lorgnent la prise de parole du président français devenu sur la crise post-électorale gabonaise et le « coup d’état militaro-électoral » d’Ali Bongo. Va t-il se débiner ou respecter sa parole ?

Le candidat à la présidentielle avait, le 24 avril 2017, déclaré à notre confrère de Jeune Afrique ceci : « Si je suis élu, je défendrai le respect des principes démocratiques fondamentaux partout en Afrique, en lien avec l’Union Africaine et les organisations régionales qui ont un rôle majeur à jouer pour faire respecter ces principes de bonne gouvernance démocratique que les pays d’Afrique ont définis  ». Qu’en sera-t-il du cas insolite du Gabon, épine dorsale de la politique africaine de la France ?

Nous pouvons donc imaginer qu’Emmanuel Macron ne saurait se dédire maintenant qu’il a été élu par le peuple français. Ce qui renforce d’ailleurs l’optimisme de Jean Ping et de l’ensemble du peuple gabonais, c’est que le président de la République française est un européen convaincu et revendiqué, il va donc pouvoir s’appuyer sur le rapport de la mission d’observation électorale de l’Union européenne rendu le 12 décembre 2016.

On peut donc dire que la France, à travers sa chaîne de télévision publique France 2, vient de s’engager résolument dans un processus qui pourrait effectivement voir Ali Bongo ne pas finir son mandat car ce dernier ne l’a jamais reçu du peuple gabonais. Ne dit-on pas au Gabon que celui qui fait partie du problème doit faire partie de la solution, la France fait partie du problème gabonais, elle doit donc pleinement faire partie de la solution à ce problème.

Bien malin celui qui dira comment la restauration de la vérité des urnes va s’organiser dans les tous prochains mois. Hasard des calendriers au même moment Jean Ping qui arrive dimanche 9 juillet à Paris entame une tournée internationale.


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