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Projet e-Gabon : Qui en veut à Raphaël Mezui Mintsa ?

Projet e-Gabon : Qui en veut à Raphaël Mezui Mintsa ?
Projet e-Gabon : Qui en veut à Raphaël Mezui Mintsa ? © 2021 D.R./Info241

Raphaël Mezui Mintsa, l’actuel directeur général de la Promotion de l’Economie numérique au ministère de la Communication et de l’Economie numérique et de la Poste est ces derniers jours, la cible d’attaque par médias interposés. Et pour cause, l’actuel membre du Bureau politique du PDG du deuxième siège du département du Woleu dans le septentrion, donnerait des sueurs froides à ses adversaires politiques.

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Raphaël Mezui Mintsa est homme à la main de travail très vigoureuse et surtout rigoureuse, ne permettant à la vieille culture du management de continuer. C’est pour cette stature que ses adversaires le taxe désormais de roitelet.

Les faits

Mis en place en 2016, le Projet eGabon bénéficie des financements alloués par la Banque Mondiale. Toute chose qui conditionne la gestion du projet selon les préconisations de cette institution multilatérale. C’est dire que la gestion financière, objet de leurs plaintes, est soumise à des procédures connues et que l’on ne peut outrepasser.

Pour rappel, le taux de décaissement était de 18% en juillet 2019, période au cours de laquelle Raphaël Mezui Mintsa a été promu au poste de directeur général de la Promotion de l’Economie numérique. A ce titre, il est responsable du Programme économique numérique, président du Comité technique opérationnel et coordonnateur général du Projet eGabon visant à la transformation numérique du Gabon.

Nul besoin de rappeler l’importance de ce projet cher au président de la République. Car l’économie numérique est le catalyseur de la transformation socio-économique de notre pays. Elle reste un pilier de la lutte contre la pandémie de la COVID-19 et de relance de l’économie nationale, notamment dans la mise en œuvre du Plan de transformation accélérée (PTA).

Des incompréhensions

Sur la période 2016- 2017, le projet à été confronté à deux situations particulières suite au départ d’Armand Letchambani et de Cyriac Kouma, victimes de conspirations diverses de la part de soutiens tapis dans l’ombre. A la lumière de ces circonstances, « on est en droit de savoir les raisons de vos actions qui ne sont autres que du sabotage », décrit un proche de Raphaël Mezui Mintsa. « Pourquoi voulez-vous saboter la politique du président de la République en la matière ? Vos conspirations participent-elle à la mise en œuvre dudit projet ? », s’interroge-t-il.

Il convient d’indiquer que plus de deux ans après sa mise en place, le faible taux de réalisation du projet eGabon s’expliquerait par :
- le paiement des honoraires de consultation et des experts fictifs ;
- les détournements de budgets ;
- le paiement d’honoraires de consultants en l’absence de rapports pour certains et sans résultats pour d’autres. Ce qui est en contradiction avec leurs contrats de prestations et les procédures édictées par la Banque Mondiale ;
- le vol des immobilisations corporelles du projet ;
- le renouvellement des contrats des consultants malgré la non atteinte des performances et des objectifs définis préalablement ;
- l’absentéisme chronique des consultants qui s’adonnent à d’autres tâches.

A l’arrivée de Raphaël Mezui Mintsa en juillet 2019, une équipe-projet composée des agents du ministère en charge de l’Economie numérique à été mise en place et la désignation des acteurs du Comité techniques opérationnel du projet CTO (secteurs public-privé et société civile) sont appelés à remplir leurs missions, conformément au cadre institutionnel arrêté par les autorités (arrêté du Premier ministre, Chef du gouvernement).

Une meilleure gouvernance

Les performances par ailleurs du projet passeront ainsi de 18% en juillet 2019 à 50% en octobre 2020, d’après l’aide mémoire de la Banque Mondiale relative à la mission d’évaluation d’octobre 2020. Dans ses efforts de l’accélération du projet eGabon, dont le financement Banque Mondiale arrive à terme à fin 2021 et conformément aux procédures, les consultants recrutés par le projet sont invités à produire des rapports mensuels d’activités selon des critères de performance contenus dans les termes de référence mentionnés dans les contrats.

Le paiement de leur facture qui en découle est tributaire de l’atteinte d’objectifs. Ceci est une règle cardinale et qui ne saurait être transgressée pour quelques considérations. Il est question de gestion publique qui exige une reddition des comptes. Dès lors on peut s’interroger sur :
- l’exigence de la performance et le respect des procédures contractuelles. Lesquelles sont contenues dans les contrats de service qui font du directeur général de la Promotion de l’Economie numérique un « roitelet » ?
- Pourquoi qualifier de « trafic d’influence », la présence effective des consultants ?
- Exiger la performance, conformément aux dispositions contractuelles est-elle une offense ?

Les dispositions contractuelles ne permettent pas le règlement des prestations qui n’ont pas été réalisées. De ces interrogations, il est clair que le directeur général ne peut se prêter à ce jeu de paiement de factures fictives.

Mettre fin au « sabotage »

« Chers Consultants, votre proximité et vos liens de parenté, ne vous autorisent pas à distraire les fonds publics, à induire en erreur Monsieur le Ministre d’Etat et son Directeur de Cabinet en voulant lui faire signer à lui et aux plus hautes autorités des documents en contradiction avec les lois et décrets en vigueur, particulièrement à le saisir pour cette affaire du fait de votre incompétence depuis 2017 dans ce projet », nous a déclaré Raphaël Mezui Mintsa.

Et d’ajouter : « le président de la République, chef de l’Etat, attend des résultats. Voilà pourquoi il attire l’attention de tous sur une tolérance zéro à l’égard des actes de corruption pouvant ternir l’image de notre pays. Votre complot est désormais mis à nu ».

« Avec probité, exemplarité et compétence, le coordonnateur général du projet eGabon, responsable du Programme économique numérique, ne fait que son travail, en conformité avec les orientations des plus hautes autorités et des objectifs de performance du prêt de la Banque Mondiale », conclu-t-il. Avant de clamer : « Arrêtez votre Sabotage et vos détournements entamés depuis 2016 dans ce projet ».


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