Insolite

Prise en charge des malades mentaux au Gabon : où est Guy Patrick Obiang Ndong ?

Prise en charge des malades mentaux au Gabon : où est Guy Patrick Obiang Ndong ?
Prise en charge des malades mentaux au Gabon : où est Guy Patrick Obiang Ndong ? © 2020 D.R./Info241

À peine avait-il été nommé à la tête du ministère de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong s’était mis à faire feu de tous bois. Entre refus d’une bagatelle de plus de 200 millions de FCFA annuels, tournées à travers le pays et annonces fracassantes dont le « casernement » de tous les malades mentaux qui déambulent les rues de la capitale, l’ancien porte-parole du Copil semble aujourd’hui perdu.



Libreville la capitale gabonaise est bien connue pour être une des métropoles les plus anarchiques du continent. Elle l’est au point que sans une réelle politique de prise en charge des malades mentaux, ceux-ci se retrouvent à errer dans la nature. Cohabitant presque trop dangereusement avec les paisibles et inoffensifs citoyens, non seulement cette catégorie de compatriotes atteinte de démence expose dangereusement les autres, mais participent à choquer, voir traumatiser ceux des gabonais qui le soir venu, sortent prendre une bouffée d’oxygène en compagnie d’une dulcinée ou même de leurs enfants.

Un des nombreux malades errant dans la capitale gabonaise

Depuis quelques années, le gouvernement gabonais a emménagé des espaces récréatifs sur certains grands carrefours ou ronds-points de la capitale. Quelque temps seulement après, la plupart des malades mentaux, communément appelés “fous” y ont élu domicile. C’est le cas du rond-point de Nzeng-Ayong dans le 6e arrondissement.

Alors que l’annonce du nouveau ministre avait suscité un brin d’espoir en juillet dernier, l’opération d’internement de ces malades, lancée en début du mois d’août s’est arrêtée aussi brusquement qu’elle avait démarré. Au compteur, seul un chiffre de cinquante “fous” avait été avancé. Le ministre baptisé "Monsieur Copil” s’étant aussitôt rendu compte que l’unique structure d’accueil, l’hôpital psychiatrique de Melen était exsangue. Peu de personnels qualifiés pour l’accueil puis la gestion de cette catégorie de patients, très peu de structures d’accueil etc... La charrue avant les bœufs comme dans la plupart des projets et annonces de ce gouvernement.

Aujourd’hui, ils ont repris les rues et carrefours de Libreville. Il n’est pas rare de les rencontrer au détour d’une rue comme ici sur cette image ci-dessous. Cette jeune fille prenant avec joie son bain des eaux d’un caniveau jouxtant l’agence commerciale de la SEEG de Nzeng-Ayong justement. Un spectacle dégradant et honteux pour un gouvernement qui crie pourtant à hue et à dia son attachement à préserver le plus de vies des gabonais face au coronavirus sans rien y faire de spécial outre les mesures restrictives sur lesquelles lui-même se contredit d’ailleurs sur la quasi totalité des déclarations.

Voici donc une illustration parfaite d’une situation de négligence de sa population en danger dont le gouvernement gagnerait à dégager autant d’énergie que sur une prétendue lutte contre la propagation d’un virus que seule l’ouverture du marché de Mont-Bouët continue de démentir et de prouver que l’intérêt des gouvernants se trouve certainement ailleurs.


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