Epilogue

Prestation de serment de nouveaux avocats : Me Lubin Ntoutoume, plus ténor que jamais !

Prestation de serment de nouveaux avocats : Me Lubin Ntoutoume, plus ténor que jamais !
Prestation de serment de nouveaux avocats : Me Lubin Ntoutoume, plus ténor que jamais ! © 2020 D.R./Info241

Le barreau du Gabon s’est enrichi d’une trentaine de nouveaux avocats hier, mardi 29 décembre. Une prestation qui marque une issue heureuse d’une longue attente de ces avocats stagiaires depuis près d’une dizaine d’années d’attente, autant qu’elle est à mettre à l’actif du bâtonnier Me Lubin Ntoutoume qui s’en tire victorieux d’un processus à nombreux rebondissements.

Binto Media

"Enfin !!!", peuvent soupirer les 32 nouveaux avocats qui ont prêté serment hier à Libreville. La cérémonie qui était présidée par le premier président de la cour de cassation avait des allures de consécration pour ces jeunes avocats désormais sur le marché. Pour nombre d’entre ces hommes et femmes désormais en toge, il aura fallu attendre 5, 7, 8, voir 10 ans pour enfin rentrer dans le cercle fermé de ces "confrères" qui se battent jour et nuit au service de la loi et du respect du droit a travers le monde.

Des blocages de toute part

En effet, depuis tout ce temps, le barreau du Gabon n’avait plus connu cet exercice. Et pour cause, d’écueils en écueils, ce couronnement s’est vu bloqué en interne par plusieurs forces tapies dans les arcanes du palais de justice gabonais, semble t-il. Il aura fallu l’arrivée à la tête du barreau du Gabon d’un ténor de la dimension de Me Lubin Ntoutoume, du reste très connu et respecté pour sa rigueur professionnelle, son expertise avérée et sa parfaite connaissance des dossiers et du microcosme judiciaire gabonais pour déverrouiller ce véto invisible qui s’était accaparé de ce processus qui est pourtant de l’ordre normal du fonctionnement institutionnel du pays.

Une vue des promus

Il en avait fait une promesse de campagne au moment où il accéda à la tête du barreau comme bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon en 2018. Promesse désormais tenue au moment où il va devoir remettre son tablier en jeu, au terme d’un mandat qui, le moins que l’on puisse dire, n’aura pas été de tout repos pour lui. D’abord pour son entame, Me Akoumbou qu’il succédera ne s’était pas aussitôt avoué vaincu. En dépit d’un cuisant échec à l’issue d’une élection transparente, ce dernier interjeta en appel l’élection de son successeur. Deuxième tour...Du bis repetita !

Enfin le bout du tunnel !

Durant les 6 derniers mois qui viennent de s’écouler, le barreau du Gabon connaîtra une crise profonde avec au centre de celle-ci justement, le blocage de la prestation de serment qui a eu lieu hier. À la baguette, les maîtres Gisèle Eyue, Akoumbou Jean Pierre et Taty. Entre autres griefs faits à Lubin Ntoutoume, il lui est reproché de ne pas être compétent pour organiser une telle cérémonie, sous prétexte qu’il serait bâtonnier hors mandat depuis un certain nombre de mois, d’une part, et d’autre part, qu’ils auraient constaté un certain nombre d’irrégularités dans le choix des candidats.

Me Lubin Ntoutoume aura tenu bon jusqu’au bout

De là, est né un contentieux qui va traîner les "confrères" susmentionnés devant le Conseil d’État qui déboutera cette saisine et tranchera en faveur de Me Lubin Ntoutoume. En dépit de cette déculottée, le trio à la manœuvre intenta un autre appel qui fera de nouveau reporter ladite cérémonie prévue pour le 18 décembre dernier. Finalement, la date du 29 aura été la bonne pour le bâtonnier sortant et ses filleuls.

Une fin heureuse

Une issue plutôt heureuse pour le célèbre et influent avocat gabonais qui triomphe une fois de plus d’une adversité plutôt gratuite dont aurait pu se passer l’ordre des avocats du Gabon. Et qui, plutôt que de ternir l’image personnelle de ce ténor du barreau du Gabon, pourrait remonter un peu plus sa côte de popularité d’homme de droit intègre et très charismatique dans son domaine de compétence. Un gros camouflet par contre pour les maitres Eyue, Taty et Akoumbou.

Dans tous les cas, et comme le leur a conseillé le bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon : « Votre indépendance est dans ce rapport avec votre client. Vous devez être des avocats libres. C’est-à-dire, des hommes et femmes qui ne demandent ni ne doivent rien à personne, sauf à l’ordre qui vous accueille. À votre maître de stage, une dette morale et intellectuelle. À la loi, car elle est impersonnelle et s’impose à chacun et à tous », a t-il dit.

Avant de de citer leur icône de confrère Nelson Mandela : « Tout ordre ou institution qui essayera de vous voler la dignité perdra. Défendez votre dignité, chers confrères ! », martèlera t-il, comme pour les mettre en garde contre toutes les tentations auxquelles ils vont désormais s’exposer dans leur nouvelle vie d’avocat commencée en cette fin d’année 2020.


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