05:51

Recherche

PM20D1, l’enzyme brûleuse de calories qui pourrait bien faire vite oublier l’obésité


Santé
  • PM20D1, l’enzyme brûleuse de calories qui pourrait bien faire vite oublier l’obésité © 2016 D.R./Info241
Publié le 5 juillet 2016 à 23h23min

Des chercheurs américains auraient découvert une enzyme miracle, le PM20D1, capable de brûler des calories et de produire de la chaleur dans les cellules, au lieu de stocker de la graisse. Une découverte qui pourrait s’avérer grandement utile dans la lutte contre l’obésité chez l’homme.

Dans un article paru le 30 juin dans la très sérieuse revue scientifique Cell, les chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute et de l’université de Californie (Berkeley) décrivent un nouveau mécanisme découvert dans des cellules de graisse brune ou beige de souris. Ils ont identifié une enzyme, appelée PM20D1 (peptidase M20 domain containing 1), sécrétée par les cellules, qui favorise la production de certains composés : les acides aminés N-acylés.

Quand les chercheurs ont injecté des acides aminés N-acylés chez des souris obèses qui suivaient un régime riche en graisse, ils ont observé une perte significative de poids après huit jours de traitement. La perte de poids concernait le tissu graisseux. Comme l’administration des acides aminés N-acylés augmente la dépense énergétique, elle facilite la perte de poids.

De plus, des souris qui avaient plus de PM20D1 dans leur sang avaient aussi une respiration augmentée et plus d’acides aminés N-acylés dans le sang. Il existe donc bien d’autres voies moléculaires indépendantes d’UCP1 par lesquelles de l’énergie est brûlée par découplage de la respiration cellulaire.

Chez les souris obèses, la perte de poids obtenue avec les acides aminés N-acylés était considérée comme « spectaculaire », d’après Bruce Spiegelman, professeur de biologie cellulaire et de médecine à la Harvard Medical School, qui imagine déjà des applications : « Ces données suggèrent que PM20D1 ou les acides aminés N-acylés eux-mêmes peuvent être utilisés en thérapeutique pour le traitement de l’obésité et d’autres troubles associés à l’obésité  ».

Selon des experts français, il faudrait entre 5 à 10 ans pour arriver à des tests concluants chez l’homme et une commercialisation grand public de cette enzyme qui pourrait bien révolutionner la santé et la nutrition de l’homme.

Avec Futura Sciences


Laissez un commentaire
© 2013-2017 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile