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Crise post-électorale

One Planet Summit : La diaspora gabonaise de France fait subir un séjour d’indignations au « dictateur Ali Bongo » à Paris


International
  • Une vue de l’action de contestation citoyenne des résistants gabonais à Paris. Cr. photos Marc Moukoukou © 2017 D.R./Info241
Publié le 17 décembre 2017 à 20h50min

La diaspora gabonaise de France, d’Europe et des Etats-Unis ne se relâchent pas dans leur dénonciation collective de la fraude électorale et des violations de droit de l’homme perpétrées par le régime tyrannique d’Ali Bongo lors de la crise post-électorale de 2016. Ainsi, la présence du dictateur de Libreville à l’occasion du One Planet Summit du 12 décembre 2017 a engendré des manifestations de contestation pacifique de la diaspora gabonaise. Dans la nuit de dimanche 10 à lundi 11 décembre, les résistants gabonais anti système Bongo-PDG qui fêtait ses 50 ans à la tête du Gabon sans aucune alternance démocratique, sont allés scander des slogans d’indignation et de contestation citoyenne alors que le président contesté arrivait à l’aéroport du Bourget : « Ali Bongo dictateur », « Ali Bongo assassin » pouvait-on entendre dans les rues de Paris.

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Séjour très mouvementé de l’heureux donateur et curieux philanthrope numéro 1 du One Planet Summit, Ali Bongo qui avait fait dépêcher de Libreville ses fanatiques peu nombreux et qui se sont fait aider par les migrants nigériens n’ont pas pu contenir le lot de contestation et l’engagement historique et invertébré de la diaspora gabonaise de France.

Des affiches distribuées dans les rues de Paris. Cr. photos Marc Moukoukou

En effet, le comité d’accueil des résistants de la diaspora gabonaise de France n’a pas lésiné dans les moyens de contestation pour faire entendre leur indignation contre la fraude électorale et les violations des droits de l’homme suite à la réélection toujours contestée d’Ali Bongo. Les résistants se sont dirigés vers l’hôtel parisien où était logé le dictateur gabonais Ali Bongo où les mêmes messages de dénonciation, ’’Ali Bongo assassin’’, ’’Ali Bongo dictateur ’’, ’’Le peuple gabonais ne t’a pas élu’’, ’’Tu as tué les Gabonais pour t’imposer au pouvoir’’, ’’50 ans de Bongo-PDG, nous n’en voulu plus’’, ont été scandés pendant au moins plus d’une heure.

Plus tard, c’est la façade de l’ambassade du Gabon dans le 16e arrondissement de Paris qui sera taguée par des messages de contestation citoyenne "Jean Ping Président" « Ali Tueur », ’’Ali Bongo dictateur’’, ’’50 ans de Bongo, stop à la Françafrique’’. Le mardi 12 décembre 2017, une manifestation des résistants contre la présence du dictateur Ali Bongo, invité par le président de la République française, Emmanuel Macron, au One Planet Summit a été organisée à la place Marcel Sembat.

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Le siège de l’ambassade du Gabon à Paris tagué par des messages d’indignés. Cr. photos Marc Moukoukou

Dans la foulée, vers 20h, les résistants gabonais sont arrivés en nombre devant l’hôtel parisien où était logé la délégation du tyran Ali Bongo, cerné par les forces de l’ordre. Pendant près de 2 heures, les résistants se sont assis puis couchés sur le sol de la rue Pierre Charon où, ils avaient été repoussés par la police et ont crié, chanté, manifesté contre la présence d’Ali Bongo. Selon les organisateurs, il y a 4 blessés à déplorer du côté des manifestants gabonais.

Le clou des actions coup de poing de la diaspora gabonaise de France engagées dans la résistance contre le hold-up électoral du 31 août 2016, est arrivé vers 22h30, après avoir accepté de quitter les lieux, c’est sur la célèbre avenue des Champs Élysées, face au restaurant très prisé par le gotha politique français et européen, qui a été bloqué durant plusieurs minutes par ces mêmes résistants avant de se voir disperser de manière pacifique par les forces de l’ordre françaises.


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