Perspectives

Nouveau gouvernement : quelles politiques pour la culture et les malades mentaux ?

Nouveau gouvernement : quelles politiques pour la culture et les malades mentaux ?
Nouveau gouvernement : quelles politiques pour la culture et les malades mentaux ? © 2020 D.R./Info241

Annoncé depuis trois jours, le gouvernement Ossouka Raponda I n’a nullement impressionné les gabonais. Consciente de ce constat, la première femme Première ministre du Gabon a déclaré : « Les gabonais ne nous accorderont pas de trêve ». Au-delà des déclarations, ces gabonais ont hâte de juger le maçon à la tâche. Notamment dans le secteur social et culturel.

D’une politique culturelle et sociale

De ces nombreux domaines dans lesquels l’État semble avoir complètement jeté l’éponge, il y a la culture dont les reflets sont l’Ecole nationale d’art et manufacture (ENAM) de Libreville et la santé mentale qui est à la fois un pan de la santé mais aussi du ressort des Affaires sociales.

En effet, partout à travers les rues de la capitale gabonaise, déambulent de nombreux malades mentaux. Communément appelés fous, ces compatriotes atteints de divers troubles psychologiques flirtent au quotidien avec tous leurs compatriotes alors qu’ils représentent un danger certain pour ces derniers. Il n’est même plus rare de les voir occuper des bancs publics érigés par les pouvoirs publics dans l’optique d’offrir des espaces de divertissement aux populations.

Les malades mentaux abandonnés à eux-mêmes

Qu’est devenu le Centre psychiatrique de Mélen ? Structure autrefois désignée pour les besoins de la cause. Les nombreux problèmes auxquels font face le personnel affecté en ces lieux particuliers semblent en avoir fait un endroit infréquentable. Et pourtant ce ne sont pas les signaux en direction de chaque gouvernement nommé qui ont fait défaut. Mais aucune suite.

De même, il est à se demander si, vu l’état de délabrement dans lequel se retrouvent des structures sous sa tutelle à l’image de l’ENAM et du Centre international de civilisations bantoues (CICIBA), le Gabon dispose t-il encore d’une politique culturelle. À l’ENAM, c’est depuis 2014 que les étudiants issus de cette école qui avait vocation à former et à promouvoir l’art et la culture gabonaise ne sont plus intégrés. Comble du désespoir, l’herbe qui vous accueille à son entrée vous dépeint si bien ce qu’il en est de son fonctionnement.

De l’action gouvernementale

Au CICIBA qui était une des ambitions nobles de feu Omar Bongo du temps où il ambitionnait de faire du Gabon un pays qui rayonnerait au niveau de la sous-région et du continent, son personnel est aujourd’hui réduit à la mendicité. Cumulant plusieurs mois, voir d’années d’impayés de salaires, la direction est inexistante. Inutile d’aborder l’épineuse question des droits d’auteurs etc.. Et pourtant les différents ministres jouissent tranquillement de leurs avantages.

Madame Ossouka est donc attendue sur l’action, au-delà de la simple affirmation d’une femme qui aura gravit tous les échelons de la haute administration.


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