08:51
URGENT >>>

Annie-Flore Batchiellilys donnera un concert en ligne ce 17 août pour l’an 58 du Gabon !


Mesures d’austérité

N’ayant pu débusquer ses fonctionnaires « fantômes », le Gabon va durcir sa traque !


Politique
  • Ali Bongo et son ministre de la Fonction publique © 2018 D.R./Info241
Publié le 28 juillet 2018 à 15h13min

Les autorités gabonaises sommées par le FMI de réduire la masse salariale pour faire des économies, ont désormais les nerfs à fleur de peau. Après les premiers résultats de l’opération de mise sous bons de caisse cantonnée à l’Estuaire, le gouvernement n’a décelé que 5,71% d’agents potentiellement fictifs. Un chiffre déjà contesté par le ministre de la Fonction publique, Ali Akbar Onanga Y’obegué en personne, dénonçant des irrégularités imputées aux services de contrôle. Pour y remédier, le Gabon annonce un numéro vert gratuit pour obtenir des dénonciations « patriotiques » et le flicage quotidien des fonctionnaires pour le mois d’août.

La traque aux fonctionnaires « fantômes » promet d’être rude pour le gouvernement gabonais. Ce, après avoir annoncé une série de mesures d’austérité pour réduire la masse salariale et donc le nombre de fonctionnaires gabonais. Seulement, les résultats de la mise sous bons de caisse de juillet sont loin d’avoir porté ses fruits. Aussi, alors qu’aucune opération n’est encore annoncée pour les fonctionnaires exerçant à l’intérieur du pays pour y déceler d’éventuels fonctionnaires fictifs, les autorités semblent convaincus que ceux-ci vivraient planqués dans la seule Estuaire.

Pour ce faire, le ministre de la Fonction publique a annoncé mettre prochainement en service un numéro vert de dénonciation des fonctionnaires fantômes. « Nous allons mettre en service un numéro vert gratuit permettant à toute personne qui en a la preuve, de nous signaler les cas de personnes percevant la rémunération de l’Etat sans y avoir droit », a lancé jeudi le ministre. Avant d’ajouter : « Nous comptons sur le patriotisme de tous et de chacun afin de mettre un terme à ce phénomène malsain qui compromet gravement l’avenir de nos enfants ainsi que la qualité et l’efficacité de notre service public ».

Ali Akbar Onanga Y’obegué annonçant jeudi l’intensification de la traque

Et d’annoncer le pointage quotidien des agents pour le mois d’août : « Compte tenu des doutes évidents, et c’est le moins que je puisse en dire, qui pèsent sur la réalité des résultats obtenus au cours de cette opération ponctuelle, que le ministère de la Fonction Publique, dans sa mission de gestion des ressources humaines de l’Etat va mettre en place à compter de ce mois d’août, le contrôle effectif, régulier et quotidien de la présence physique des agents publics à leur poste par le biais de l’émargement des listes de présence dans tous les services publics ».

Autant dire que le traque aux fonctionnaires fantômes n’est pas prête de s’arrêter. De même que la hantise des autorités à en trouver dans la seule province de l’Estuaire qui abrite, selon les chiffres, la moitié des effectifs de la fonction publique gabonaise. A moins que ces fonctionnaires fantômes soient dans les effectifs de l’armée et de la police, exempté par ces opérations de contrôle.

Affaire à suivre...


Laissez un commentaire
© 2013-2018 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile