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Vie des partis

Moukagni Iwangou tacle ses anciens amis de l’opposition restés hostiles à Ali Bongo


Politique
  • Moukagni Iwangou tacle ses anciens amis de l’opposition restés hostiles à Ali Bongo © 2019 D.R./Info241
Publié le 22 juillet 2019 à 14h23min

Plus d’un an après avoir rejoint le camp d’Ali Bongo dont il avait fait son ennemi juré, Jean de dieu Moukagni Iwangou, l’actuel ministre gabonais de l’Enseignement supérieur refait parler de lui. Désormais dans un gouvernement d’Ali Bongo, l’opposant radical devenu modéré et plus lucide que jamais appelle sa « famille politique » qui n’a toujours pas digéré son revirement politique, à « dépasser les pleurs et les injures ». Ce en vue de parvenir à « une majorité d’idées », le nouveau concept politique que dit dessiner ce disciple proclamé de Pierre Mamboundou.

L’ancien opposant radical Jean de dieu Moukagni Iwangou est décidément un homme nouveau depuis qu’il a accepté la main-tendue par Ali Bongo en entrant au gouvernement en mai 2018. Depuis quelques semaines, le président de l’Union et Solidarité (US) a repris sa plume pour non plus tacler le regime au pouvoir mais ses anciens amis restés dans l’opposition qui ont refusé selon lui, « l’appel des sans grade ».

Après son appel à un « supplément d’âme » il y a quelque jours, celui qui brillamment échoué à se faire élire à fois député et conseiller municipal à Mouila (Ngounié) en octobre dernier, continue de prêcher pour sa nouvelle chapelle. Ainsi, dans un second texte publié ce lundi après-midi sur sa page Facebook, le leader de l’US appelle l’opposition gabonaise à « sécher ses larmes, et remettre l’ouvrage sur le métier ».

L’intégralité du message du président de l’US

Pour Moukagni Iwangou, l’opposition est « systématiquement hostile à toute remise en cause, elle recycle les remords, et entretient un rapport à l’émotion qui la conduit à ne pas regarder à l’avenir ». Il poursuit son diagnostic en ajoutant que l’opposition gabonaise « est réduite aujourd’hui à la bataille des sosies, pour s’être refusée hier, à l’appel des sans grade, d’apporter sa part, et de peser dans l’œuvre de relecture de la loi fondamentale ».

Des tacles que l’ancien opposant radical poursuit en affirmant que pour que l’opposition gabonaise soit « une alternative valable pour le pays », elle se doit d’avoir « des nerfs en acier et un estomac en béton », une sagesse qu’il dit avoir hérité de son « maître » Pierre Mamboundou, ancien farouche opposant au régime de Libreville qui s’était rapproché d’Ali Bongo avant de trouver la mort. Moukagni Iwangou serait donc l’héritier de cette approche.

Ce d’autant que, celui dont le parti avait pris part aux dernières législatives et municipales n’aura finalement pas obtenu le moindre élu. Ce qui ne l’empêche de pas de rêver de prise de pouvoir. « Il faut repartir vers les gabonaises et les gabonais, et les mobiliser à un idéal de société, et non à une société idéale, parce que l’idéal n’est pas de ce monde », conclu-t-il. Ses anciens amis de l’opposition, apprécieront à sa juste valeur cette nouvelle sortie de cet opposant « bantou » passé dans le camp politique ennemi dans le fond comme dans la forme.


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