23:19

Imbroglio gouvernemental

Moubamba : « Issoze Ngondet est un bandit qui veut détourner des fonds publics du Gabon avec ses amis du MOGABO »


Politique
  • Moubamba : « Issoze Ngondet est un bandit qui veut détourner des fonds publics du Gabon avec ses amis du MOGABO » © 2017 D.R./Info241
Publié le 19 septembre 2017 à 11h37min

Le gouvernement du régime controversé d’Ali Bongo est dans une tourmente médiatique qui sape l’image de la plus haute administration d’Etat. En effet, depuis le week-end dernier, Bruno Ben Moubamba, ministre d’Etat en charge de l’Habitat, limogé le 25 août dernier du gouvernement dit tout le bien qu’il pense du Premier ministre, Franck Emmanuel Issoze Ngondet à travers une tournée provinciale dans la province de la Ngounié (sud du Gabon). Après l’avoir taxé lui et ses amis du MOGABO de « sorciers politiques » et « d’incompétents » lors de son passage dans la ville de Fougamaou, il a déclaré devant la population médusée de Ndendé : « Issoze Ngondet est un bandit qui veut juste détourner des fonds publics du Gabon avec ses amis du MOGABO, les Bilie Bi Nzé et tous les autres pour faire ce qu’ils savent faire, le banditisme ».

Bruno Ben Moubamba a poursuivi sa diatribe contre le Premier ministre d’Ali Bongo Issoze Ngondet et de ses amis du MOGBO en affirmant : « En refusant d’être complice de son banditisme et celui de ses amis, j’ai écris que je ne suis pas d’accord avec ça. Sachant qu’il allait mal le prendre et qu’il allait demander à Ali Bongo que je parte. Alors je leur ai dis prenez vos décisions, mais moi je suis prêt à partir et à refuser de cautionner leur banditisme, d’où mon remplacement à l’Habitat. »

L’ancien Vice-premier ministre ne semble pas bien digérer son éviction du gouvernement Issoze Ngondet II. En adulateur fortuné d’Ali Bongo, Moubamba a décidé de régler les comptes à ses pourfendeurs dont il dit être les ennemis du Gabon. Il ne s’y prend pas par quatre chemins. Après sa conférence de presse explicative au siège de son parti, le ministre déchu s’est épanché dans une campagne v virale 2.0 où il diffuse à foison sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos de son périple dans la Ngounié dont le contenu critique vertement le chef du gouvernement d’Ali Bongo et ses amis du MOGABO.

Dans ses prises de parole publique, Bruno Ben Moubamba accuse le Premier ministre et ses amis du MOGABO d’être des bandits de la pire espèce et d’avoir tenté à maintes reprises de l’assassiner. En voulant selon ses dires lui causer des accidents de circulation. Et ce n’est pas tout, par le prisme des fétiches maléfiques, Issoze Ngondet et ses sbires auraient selon l’ancien Vice-premier tout tenté pour mettre fin à ses jours tortueux-heureux sur terre. Qu’à cela ne tienne assène-t-il, il demeure toujours debout et est prêt à les affronter étant d’une descendance guerrière. D’aucuns l’accusent d’être atteint d’une démence avancée dont par humanisme qu’il faut rapidement soignée.

Mais d’autres voient en lui, celui qui vient mettre à nu toutes les manœuvres machiavéliques et calculs politiciens au détriment de l’intérêt général, de d’Issoze Ngondet et de ses soutiens du MOGABO visant à mettre en mal la bonne gouvernance et la stabilité de l’Etat. Rappel des faits. Déjà rabaissé de Vice-Premier ministre, troisième homme du pouvoir à simple ministre d’Etat de l’Habitat et du Logement le 25 août, Issoze Ngondet a tout mis œuvre de manière illégale en violant l’article 29 de la Constitution à ce que ce ministère soit une coquille vide. En confiant au ministre délégué un de ses fidèles natif de l’Oggoué-Ivondo, Guy Maixent Mamiaka, en charge des Affaires foncières et du Domaine Public, rattaché à la primature.

L’aventure ministérielle ambiguë de Bruno Ben Moubamba qui n’a duré que 340 jours l’aurait-t-il fait plus de mal que de bien ? Après avoir adoubé la présidence controversée d’Ali Bongo, au firmament de la crise post-électorale, l’ancien opposant farouche du système Bongo-PDG s’était découvert une nouvelle mission : celle d’être le troubadour providentiel du fils adoptif d’Omar Bongo et de Josephine Nkama (Patience Dabany). Et dans la foulée de ses intérêts personnels, d’être un curieux protecteur de la République gabonaise dont il n’a pas servi ni été sensible à la cause du peuple qui donne foi en cette nation. En s’opposant au respect du suffrage universel des citoyens gabonais et de leur désir d’alternance démocratique pacifique après 50 ans au pouvoir du clan Bongo et ses affidés. Affaire à suivre !


Laissez un commentaire
© 2013-2017 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile