21:49

Crise post-électorale

Moubamba demande aux Gabonais « d’accepter » Ali Bongo comme président


Politique
  • Les deux anciens rivaux politiques posant à bord de l’aéronef présidentiel, mardi en se rendant à Mouila © 2017 D.R./Info241
Publié le 12 avril 2017 à 04h51min

« La présidentielle d’août 2016 est dernière nous », scandent à l’envi les membres du gouvernement gabonais et du parti au pouvoir, mais Bruno Ben Moubamba continue de prêcher la réélection controversée d’Ali Bongo. Hier après avoir inauguré une usine aux cotés d’Ali Bongo, l’ancien opposant radical devenu Vice-Premier ministre aux lendemains de la présidentielle à laquelle il a été lui-même candidat, demande de nouveau aux Gabonais "d’accepter" Ali Bongo comme président.

Bruno Ben Moubamba est plus que jamais un mordu d’Ali Bongo. Après samedi dernier, où il dit avoir fait le déplacement de Paris (France) pour convaincre la diaspora frondeuse à dialoguer avec Ali Bongo, le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) multiplie les sorties d’adoration du désormais "visionnaire" que serait devenu pour lui Ali Bongo.

Mardi, à la suite de l’inauguration d’une usine d’huile de palme à Mouila (Ngounié, sud du Gabon), le désormais grand ami politique d’Ali Bongo, s’est fendu d’un post de soutien à son "président" que tous les Gabonais se devraient d’accepter, comme si le verdict proclamé par Marie-Madeleine Mborantsuo ne suffisait toujours pas.

"Nous avons été nombreux à critiquer le Chef de l’Etat, moi y compris. Aujourd’hui, on se rend compte avec la chute des prix du pétrole que la diversification de l’économie aura été un bon choix stratégique", s’est confié le candidat malheureux à la présidentielle de 2016 crédité de 0,59% des suffrages.

Et de clamer : "En dépendant uniquement des hydrocarbures, la situation aurait été plus difficile pour notre pays", a t-il déclaré alors que ladite usine n’est qu’à la phase d’inauguration et ne permet pas de lire cette stratégie de "diversification" comme réussie ou pas.

Rappelons que cette usine aura nécessité 5 longues années pour sortir de terre. Une contre-performance que le membre du gouvernement d’Ali Bongo attribue surement à la pensée "visionnaire" de son ancien rival présidentiel.

Moubamba persiste et signe : "j’ai vraiment réalisé que le Président Ali Bongo est sans doute un visionnaire incompris dans son pays". Une nouvelle posture politique que le nouveau vice-premier souhaiterait voir adopter les nombreux Gabonais encore réfractaires à la réélection controversée d’Ali Bongo.


Laissez un commentaire
© 2013-2017 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile