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Arrestations arbitraires

Mort d’Ali Bongo : la CNR exige la libération des proches de Jean Remy Yama arrêtés jeudi


Politique
  • Le porte-parole de la CNR lisant sa déclaration ce samedi © 2019 D.R./Info241
Publié le 6 juillet 2019 à 23h00min

Onde de choc créée par les propos du président de la confédération syndicale Dynamique unitaire continue de faire réagir. Cette fois dans l’opposition gabonaise. La Coalition pour la nouvelle République (CNR) a dans un communiqué marqué sa solidarité avec ce patron syndical avant d’exiger la libération de Frédéric Boundoukou et son épouse, des proches de Jean Remy Yama, arrêtés jeudi matin par le « pouvoir putschiste » gabonais.

La CNR de l’opposant Jean Ping a tenu à réagir aux propos de Jean Remy Yama sur la mort d’Ali Bongo. Pour cette coalition de l’opposition gabonaise qui s’étonner de la "communication du Ministre de l’Intérieur et de la Justice Garde des Sceaux par laquelle ce dernier a estimé qu’elle était « sans fondement »", rappelle que "l’information relative à la mort de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA a été maintes fois évoquée par de nombreux médias et personnalités politiques étrangers, sans que le gouvernement s’en émeuve".

Aussi, ce regroupement dit ne pas comprendre les menaces de "poursuites judiciaires pour cause de propagation de fausses nouvelles" proférées par le ministre gabonais de la Justice Edgard Anicet Mboumbou Miyakou contre le syndicaliste. Tout comme, la CNR dénonce que cette menace gouvernementale ait été suivie "de l’arrestation arbitraire du couple BOUNDOUKOU, parents proches de Monsieur Jean Rémy YAMA".

La déclaration vidéo de la CNR

A l’inverse, la CNR estime pour sa part que "la déclaration de Monsieur Jean Rémy YAMA traduit l’exaspération du peuple et des travailleurs face à l’absence d’un interlocuteur capable d’apporter des réponses à leurs revendications". Avant d’ajouter que ces propos qui ont fait bondir les autorités "exprime le sentiment général de la majorité des gabonais sur le flou artistique que le pouvoir putschiste entretient sur la présence d’Ali BONGO au Gabon et sur sa capacité à assurer pleinement les fonctions".

A la suite de quoi, la CNR martèle que "c’est le pouvoir sanguinaire actuel qui, en s’accrochant par tous les moyens à la tête de l’Etat, pousse les gabonais à la révolte. Par son incompétence, c’est plutôt le pouvoir qui crée la psychose auprès de nos partenaires au développement, comme le prouve la fermeture de plusieurs entreprises dont les conséquences visibles sont le chômage galopant et la misère endémique".

En définitive, "la CNR condamne avec fermeté ces enlèvements et les méthodes dictatoriales de ce régime putschiste qui tente en vain, de museler les gabonais". Non sans exiger "la libération immédiate du couple BOUNDOUKOU et la cessation des menaces et intimidations sur la personne de Jean Rémy YAMA".


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