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Faits divers

Moover, un « boxeur » de policiers libéré après 16 jours passés en prison


Société
  • Moover, un « boxeur » de policiers libéré après 16 jours passés en prison © 2019 D.R./Info241
Publié le 17 mai 2019 à 14h20min

L’ancienne gloire de la boxe gabonaise, Judicaël Boucka alias Moover, s’en est bien sorti dans l’affaire des policiers boxés à Libreville le mois dernier. Arrêté pour entrave à l’action judiciaire le 28 avril alors que quelque peu alcoolisé, il s’était opposé à la fermeture d’un débit de boissons dans lequel il avait pris place. Après de deux semaines de prison, Moover qui a tout de même été condamné à trois mois de prison avec sursis pour son geste, a recouvré mardi la liberté.

Un verre de trop peut vous conduire en prison surtout si en face vous avez devant vous des officiers de police peu conciliants. C’est l’histoire qu’a vécue à ses dépens l’ancien boxeur gabonais Judicaël Boucka le 28 avril dernier dans l’un des trois bars « Sous les manguiers » de Louis, situé dans le premier arrondissement de Libreville.

Moover arborant ici un de ses nombreux trophées nationaux

Les agents de la Brigade anticriminalité (BAC) ont vécu une nuit de travail toute spéciale ce jour-là. Alors qu’ils se rendaient sur ordre du préfet de police de Libreville pour procéder à la fermeture de trois bars particulièrement bruyant selon le voisinage, les policiers se sont heurtés aux points et au courroux de Moover.

Selon la version officielle, Moover qui n’avait pas refusé de s’exécuter en vidant le bar, aurait demandé qu’on le laisse finir son verre ainsi que le paiement de l’addition. Une demande à laquelle les policiers vigoureux auraient à leur tour rejeté. S’en suivra une longue altercation qui finira avec les points habiles du boxeur sur de nombreuses parties du corps des policiers.

Le boxeur dans les locaux de la DSU

Plus nombreux, les agents de la BAC finiront par avoir le dessus sur Moover. Conduit le même soir à la Direction de la sûreté urbaine (DSU), l’ancien boxeur sera rapidement présenté au parquet pour y être inculpé pour entrave à l’action judiciaire. Écroué ensuite à la prison centrale de Libreville, jusqu’à ce mardi 14 mai, date de son procès en correctionnel, Moover s’en est sorti avec une peine légère avec sursis de trois mois.

Il a donc été libéré sous condition. A condition de pas s’en prendre dans les trois mois qui suivront à un autre agent de police. Ce qui semble plutôt facile !


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