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Mborantsuo a influencé l’élection de Boukoubi à la tête de l’Assemblée nationale du Gabon


Société
  • Mborantsuo a influencé l’élection de Boukoubi à la tête de l’Assemblée nationale du Gabon © 2019 D.R./Info241
Publié le 17 janvier 2019 à 14h05min

Qui a dit qu’être présidente de la Cour constitutionnelle vous priverait de vos penchants politiques ? C’est ce que révèle pourtant hier nos confrères de la Lettre du continent dans leur livraison n°792. Marie Madeleine Mborantsuo, pourtant soumis au devoir de réserve, aurait fait des pieds et des mains pour que Faustin Boukoubi soit élu président de l’Assemblée nationale gabonaise qu’elle avait elle-même dissoute le 30 avril 2018.

Marie Madeleine Mborantsuo, déjà belle-mère d’Ali Bongo, n’en finit pas d’avoir de l’influence dans les rangs du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 1968). La dame de fer qui a tronqué sa casquette de juge constitutionnelle, a milité dur comme fer pour faire élire son ami Faustin Boukoubi au perchoir de l’Assemblée nationale, déjà bien malmené par Brice Laccruche Fargeon et ses hommes.

Selon nos confrères très aux faits des confidences de pouvoir, Marie Madeleine Mborantsuo aurait soutenu à cette élection qui a eu lieu le 11 janvier, Faustin Boukoubi. Ce, afin que par cette nomination Faustin Boukoubi « renforce l’alliance nouée dans les années 1980 par l’ancien président gabonais (Omar Bongo, ndlr) entre les acteurs politiques de la province natale des Bongo (Haut-Ogoouée dont est originaire Mborantsuo) et ceux de l’Ogooué-Lolo voisine ».

Une vue de l’article en rapport avec l’élection de Faustin Boukoubi

A la tête de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo a déjà eu deux enfants avec l’ancien chef de l’Etat gabonais Omar Bongo. Un avantage qui lui permis de gravir les échelons institutionnels et d’aider en retour à perpétuer sans discontinuité le régime Bongo dont elle est visiblement une des nombreuses pièces-maîtresses. Pourtant soumis au devoir de réserve, la dame de fer continue pourtant de faire la pluie et les hommes forts du PDG.

Comme quoi sa position de présidente de la Cour constitutionnelle ne l’empêche aucunement de prendre partie pour asseoir les petits arrangements ancestraux du régime Bongo. Elle a ainsi pesé de tout son poids sur le vote des députés du parti au pouvoir pour faire élire Boukoubi au nom de pactes géopolitique à l’origine de l’hégémonie du parti présidentiel.

Cet activisme politique loin de toute règle de droit, Mborantsuo le démontre de plus bel avec la maladie d’Ali Bongo pour lequel elle s’active royalement pour que la vacance de pouvoir ne soit nullement déclarée. Sans évoquer les aménagements qu’elle a consenti à faire lors de la cérémonie de prestation de serment du gouvernement de ce mardi, où finalement elle aura tenu le premier rôle en lieu et place d’Ali Bongo, présent au palais présidentiel que pour la forme.


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