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Corruption

Malversations financières présumées : la société civile gabonaise exige la démission de Mborantsuo


International
  • Malversations financières présumées : la société civile gabonaise exige la démission de Mborantsuo © 2017 D.R./Info241
Publié le 28 mars 2017 à 10h13min

De passage à Paris à l’occasion de la marche de la Résistance du Trocadéro, Georges Mbaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a invité le 25 mars dernier la garante de notre Loi fondamentale, Marie-Madeleine Mborantsuo à démissionner du son poste qu’elle occupe depuis 1991. La présidente de la Cour constitutionnelle est poursuivie en France depuis 2014 pour recel de détournements, soustraction ou destruction de fonds publics et blanchiment en bande organisée. L’enquête préliminaire est menée par le parquet national financier de Paris.

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La belle-mère d’Ali Bongo est depuis 2014 dans le viseur de la justice française, nous a révélé mercredi dernier, nos confrères du Canard enchaîné. Une affaire visiblement passée sous silence par la justice gabonaise. La très réputée juge des contentieux post-électoraux, est devenue une milliardaire, assortie de gros comptes bancaires. Ces derniers sont alimentés principalement en cash. Des activités illicites qui ont contraint la justice française à s’en mêler en saisissant pas moins de 724 millions de nos francs et plusieurs biens immobiliers.

Suite à ces présumées malversations financières, le ROLBG exige la démission de Marie-Madeleine Mborantsuo, car cette enquête préliminaire visant la présidente de la Cour constitutionnelle, porte atteinte à la probité de celle qui est censée garantir le respect de la mère des lois gabonaises. Ainsi, a affirmé Georges Mpaga : « Par ma voix de président exécutif national du ROLBG et membre de la coordination de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, le peuple gabonais exige la démission, l’interpellation et la mise en accusation de Marie-Madeleine Mborantsouo ». Tout précisant que la présidente de la Cour constitutionnelle détient en France, et dans le monde, « un patrimoine et des sommes qui sont sans commune mesure avec les émoluments classiques d’un président de cour constitutionnelle ».

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Pour rappel des faits, la présidente de la Cour constitutionnelle gabonaise est sous le coup d’une enquête vieille de 3 ans qui a déjà permis à la justice française de saisir plus de 1,1 million € soit 724 millions de franc CFA de ses comptes à Monaco, au Luxembourg, au Liban, au Canada et aux Etats-Unis. L’intraitable haut magistrat est devenue une femme d’affaires bling-bling qui flambe en Europe. Elle posséderait même 3 comptes différents dans la Principauté de Monaco dont plus d’un million déjà aurait déjà été saisis. Mais d’où détient-t-elle cette colossale fortune ?

Une activité judiciaire soigneusement dissimulée par la gardienne de la Loi fondamentale gabonaise, loin de toute contre-enquête nationale. Loin d’une audition ni d’une enquête du Parquet de Libreville assurément au fait de ces agissements tendancieux. Et ce pour lesquels le président du ROLBG a interpellé Steeve Ndong Essame Ndong, le très actif procureur de la République à dire le droit au nom du peuple gabonaise : « Auquel cas nous, peuple gabonais comprendrons une fois de plus la complicité des magistrats avec le pouvoir en place et la réalité d’une justice aux ordres d’un régime honnis et malfaisant », a déclaré Georges Mpaga.

Il n’a pas manqué de fustiger la pratique de l’impunité et de la politique au Gabon en dénonçant le dialogue d’Ali Bongo qui s’ouvre ce 28 mars à Libreville. «  La complaisance d’Ali Bongo Ondimba et de sa justice renseigne une fois de plus sur cette fumisterie de dialogue  ! », a affirmé M. Mpaga. « Mais le peuple gabonais et la communauté internationale ne sont pas dupes des manœuvres de ce pouvoir en fin de vie. Le projet Mamba se terminera comme le serpent qui se mord la queue, telle est notre conviction ! », a martelé le président du ROLBG.


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