Opposition conviviale

Malgré ses déboires, Maganga Moussavou dit être l’opposant le plus « radical » du Gabon

Malgré ses déboires, Maganga Moussavou dit être l’opposant le plus « radical » du Gabon
Malgré ses déboires, Maganga Moussavou dit être l’opposant le plus « radical » du Gabon © 2020 D.R./Info241

Voici des propos qui ne laisseront pas insensibles ses pairs de l’opposition gabonaise. Dans une interview parue ce mardi dans les colonnes du quotidien pro-gouvernemental l’Union, l’ancien vice-président du Gabon, Pierre-Claver Maganga Moussavou, réaffirme son ancrage dans l’opposition à Ali Bongo. Pire, l’ancien ministre d’Omar Bongo clame être l’opposant le plus radical de l’échiquier politique national.



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Alors que son fils, Biendi Maganga Moussavou, l’a quitté pour rejoindre les rangs du parti d’Ali Bongo, Pierre-Claver Maganga Moussavou reste serein quant à l’avenir de sa formation politique dont l’ancrage dans l’opposition n’est guère évidente. Dans un entretien accordé ce mardi à L’union, le président du Parti social démocrate (PSD, opposition conviviale) affirme haut et fort être le plus radical que la classe politique s’opposant à Ali Bongo dont il vante les mérites et les qualités dans un fort passé récent.

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« Vous savez, il n’y a pas plus radical dans l’opposition que Pierre-Claver Maganga Moussavou », a affirmé celui qui a servi durant plus près deux ans en qualité de vice président auprès d’Ali Bongo avant d’être limogé à la faveur du Kevazingogate qui avait ébranlé en mai 2019 l’administration Bongo. « Sauf que ma radicalité n’est pas teintée de haine ou d’esprit de revanche », renchérit-il à l’endroit d’une certaine opposition pourtant plus virulente au régime de la famille Bongo qui règne sur le pays depuis 1964.

« Vous pouvez ne pas être d’accord avec quelqu’un au niveau des idées et ne pas lui vouer une haine viscérale », a conclu Pierre-Claver Maganga Moussavou pour expliciter ses nombreux rapprochements avec les tenants du régime qu’il dit combattre. Voilà qui devrait faire école surtout que l’ancien vice-président soutient que l’opposition radicale actuelle à Ali Bongo ne s’opposerait pas à lui sur les idées mais sur la base d’une « haine viscérale » .


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