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Entretien

LRM : « Je ne cède jamais à la tendance, c’est la tendance qui cède à mes désirs »


Culture
  • LRM : « Je ne cède jamais à la tendance, c’est la tendance qui cède à mes désirs » © 2017 D.R./Info241
Publié le 27 décembre 2017 à 19h12min

Entre deux séances en studio, les équipes d’Info241 ont rencontré à Metz (France) le crooner LRM, l’une des voix gabonaises du duo PSYA qu’il forme avec son complice Lion Kass. L’artiste aux multiples influences revient sur ses projets actuels avec la sortie du vidéo clip de « Game Over », son projet solo. LRM revient également dans cet entretien sur l’avenir du PSYA et sur le succès de leur second EP « A contre siècle » sorti cet été.

Comment se porte LRM ?

LRM  : Un gros big-up à l’équipe pour commencer. Me concernant, on reste en place. Partagez entre les études et ma passion la musique. J’essaye de mener mon bout de chemin.

Pouvez-vous nous faire un récapitulatif de vos activités avec PSYA, votre collectif ?

LRM : Avec PSYA, sous Poz’L-Flow Underground, nous avons sortis notre deuxième EP, intitulé A contre siècle. Les retours critiques sont de bonne qualité. Humblement, cela ne m’étonne pas beaucoup car nous donnons au mieux ce que nous savons faire, de la culture urbaine avec des thèmes. Au niveau des ventes, le disque s’est moins vendu que le premier EP pour l’instant, Auréole, toutefois il fait son chemin.

Parlez-nous de votre dernier clip, Game Over dans un registre différent de ce que vous faites avec PSYA ?

LRM : Vous faites bien de préciser ce que je fais dans PSYA. En effet, lorsque je suis avec Lion Kass, nous sommes PSYA. Un collectif de musique urbaine où les tâches sont partagées (flow et styles), mais en solo c’est une toute autre affaire. Je suis LRM, le mec tout terrain qui peut toucher à tout en restant cohérent. J’ai la grâce de savoir rapper, de savoir chanter, de savoir maintenant raggaer. J’aime ces courants urbains et de ce que j’entends, je ne me débrouille pas mal. Ce qui fait qu’en solo, je teste des choses avec plaisir.

Parlez-nous de « Game Over » en détail.

LRM : Cette chanson est l’histoire d’un exercice de style, d’un thème. J’ai essayé de proposer une version du thème de la déception amoureuse sous une rythmique afro en employant une posture Ragga mi-hardcore mi-chantée fusionnée au rap. Lorsque je l’ai fait écouter à mon producteur, au début, il a été un peu étonné. Puis en réécoutant, il me dit punaise tu gères bien. Puis, nous sommes allés jusqu’au clip. Clip que j’ai pensé. Une belle expérience.

Nous avons remarqué que Lion Kass a posté deux clips, que devient PSYA ?

LRM : Nous sommes vivants et en bonne santé. Personne n’est millionnaire pour l’instant mais la détermination de s’en sortir reste au beau fixe. Lion Kass a ressenti le besoin de développer un projet en solo sous de nouvelles influences. J’ai soutenu mon frère avec les moyens qui sont les miens. Le partage sur les réseaux sociaux, likes et compagnie. Maintenant concernant PSYA, il y a deux semaines nous étions en concert à Saint-Avold, bonnes vibes. La créativité est telle qu’elle ne peut attendre. Nous avons les aptitudes, le temps et les moyens de le faire. On ne va pas s’en priver.

Que doit-on attendre de votre escapade en solo ?

LRM : Du son, des dates, du kiff. Pour l’instant je vais laisser Poz’L-Flow Underground et tous ceux qui me soutiennent gérez le truc. En tous cas pour la suite, il y a un autre extrait de moi qui viendra pour les fêtes de fin d’année. On va revenir à quelque chose de plus urbain avec du très bon chant mixé sur du dancehall à la LRM. C’est dans un esprit street car je vais reprendre un classique de Movado en détournant le thème sur une instru populaire réalisée par les mecs de Chimey Record, des gros producteurs jamaïcains, pour ceux qui connaissent.

Que diriez-vous à ceux qui vous feraient le procès de céder à la tendance ?

LRM : Je suis LRM du Poz’L-Flow. Je ne cède jamais à la tendance, c’est la tendance qui cède à mes désirs (rires). Au passage, merci à ceux qui le penseraient car cela suppose qu’ils écoutent ce que je fais. Qu’ils se rassurent, on tient le cap. On est Positif, Lyrics et Flow. On pose le flow quoi.


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