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Insalubrité

Libreville va punir les Gabonais ne respectant pas la journée « citoyenne » d’Ali Bongo


Société
  • Une précédente journée exécutée à Libreville par l’AJEV de Brice Laccruche © 2018 D.R./Info241
Publié le 10 juillet 2018 à 06h36min

La « journée citoyenne » d’Ali Bongo a décidément du sérieux plomb de l’aile. Célébrée chaque premier samedi du mois par les seuls Ajeviens - les membres de l’association du directeur de cabinet d’Ali Bongo - et des membres de la fondation de son épouse Sylvia, cette journée de lutte contre l’insalubrité n’enchante toujours pas les Gabonais. D’où l’idée de la mairie centrale de Libreville de « punir » ceux des Librevillois qui refuse toujours d’entendre raison de l’idée en or d’Ali Bongo.

Instituée dès sa prise de pouvoir, la journée citoyenne ne mobilise que des rares fidèles d’Ali Bongo dans la capitale. A l’intérieur du pays, le constat est plus amer puisque seuls quelques responsables d’administrations publiques daignent s’exécuter de peur de perdre leur emploi ou d’être rétrogradés. Face à cette incurie, la mairie PDGiste de Libreville a décidé de réagir à son niveau, contre les Librevillois qui ne respecteraient toujours pas cette journée chère aux militants d’Ali Bongo.

Après l’échec encore répétée le week-end dernier de cette journée organisée chaque premier samedi du mois, le 2ème maire adjoint au maire de Libreville, Christian Ngoua, souhaite inverser cette tendance qui dénote le désamour et la défiance des citoyens face à l’autorité d’Ali Bongo et des « mesures » prises officiellement pour la salubrité de la capitale gabonaise qui laisse cependant toujours à désirer.

Christian Ngoua, 2ème maire adjoint de Libreville

Furax, l’adjoint de Rose Christiane Ossouka Raponda a fait le constat amer samedi dernier : « Après avoir sillonné l’ensemble des six arrondissements que compte la capitale gabonaise, dans la journée de samedi, il ressort que depuis l’instauration de la journée citoyenne par les plus hautes autorités gabonaises, en tête desquelles, le président de la République Ali Bongo afin de conscientiser la population au devoir de salubrité, la population ne se sent pas concernée. Estimant que c’est l’affaire de la municipalité ».

Face à ce constat sans appel, Christian Ngoua a promis inverser la donne en promettant des mesures coercitives contre les citoyens boudant toujours la journée citoyenne qui pourtant ne peut à elle seule résoudre l’épineuse question de la salubrité de la capitale. Et d’annoncer donc des représailles : « Aussi, avons-nous mis sur pied des services compétents pour pencher sur les mesures de répressions », a déclaré le 2ème maire adjoint de la commune de Libreville.

Difficile de dire qui de la mairie ou des simples citoyens devra régler le problème de l’insalubrité de Libreville. La mairie estimant que celle-ci est du ressort des populations et vice-versa. Une chose est sure, Libreville n’est pas prête de sortir de l’auberge encore moins le succès de cette journée « citoyenne » qui a n’a toujours pas réussi à lever le moindre citoyen gabonais non soudoyé politiquement par les services du pouvoir de Libreville ou ses nombreuses ramifications.


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