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Redécoupage électoral

Les sénateurs du PDG contestent la réduction de leur nombre à 52 acté par Ali Bongo


Politique
  • Les sénateurs du PDG contestent la réduction de leur nombre à 52 acté par Ali Bongo © 2018 D.R./Info241
Publié le 22 mars 2018 à 11h05min

La décision de réduire de moitié le nombre de sénateurs de moitié au Gabon n’est toujours pas du goût des concernés. Les sénateurs du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) conduits par Raphaël Mangouala ont profité de la présence du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet pour exprimer leur mécontentement.

Le groupe parlementaire du PDG conduit par son président, Raphaël Mangouala, a exprimé mardi au gouvernement gabonais son mécontentement quant à l’ordonnance relative à la diminution du nombre de sénateurs de 102 à 52. Les sénateurs du parti au pouvoir qui disent ne pas être fondamentalement opposés à la réduction de leur nombre ont exprimé leur désaccord au Premier ministre gabonais, sur le nombre de « 52 », contenu dans le projet de texte pris sous forme d’ordonnance pris en conseil des ministres.

Pour les sénateurs pédégistes, s’il est vrai que les résolutions du dialogue politique d’Angondjé ont décidé de la réduction du nombre d’élus au Sénat, il n’en demeure pas moins que ces assises n’ont pas déterminé un nombre tel que cela est contenu dans le projet d’ordonnance adopté en conseil des ministres.

Ils disent que ce redécoupage ne tient pas compte des spécificités en termes d’étendue de chaque localité non sans citer d’exemples, les circonscriptions de Libreville, Port Gentil, Mouila et Oyem qui, en fonction de leur étendue, ne peuvent avoir le même nombre de sénateurs que les localités à faible concentration démographique.

Fort de ces manquements constatés et énumérés, les sénateurs du parti au pouvoir ont reproché au gouvernement le fait de n’avoir pas travaillé de concert avec le Sénat sur la question palabrée, sachant que les sénateurs sont les représentants, au parlement, des collectivités locales.

Par ailleurs, les sénateurs du PDG ont saisi cette occasion pour attirer l’attention du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement sur la dégradation de leurs conditions de vie et de travail notamment, le retard dans le paiement des salaires et des frais de session ainsi que l’état actuel de l’hémicycle, lieu des séances plénières qui n’est plus fonctionnel parce que devenu une ruine quasiment.

Les deux parties ont suspendu la séance pour question de temps. Elles ont convenu de se retrouver prochainement pour la poursuite des échanges.


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