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Crise secteur pétrolier

Les réserves de Maurel & Prom Gabon ont chuté en 2016


Economie
  • Les réserves de Maurel & Prom Gabon ont chuté en 2016 © 2017 D.R./Info241
Publié le 17 mars 2017 à 10h33min

La junior pétro-gazière française Maurel & Prom a connu une légère diminution du volume d’hydrocarbures produits tout au long de l’exercice 2016 au Gabon. Ainsi, les réserves de pétrole sont passées de 159,1 millions de barils au 1er janvier à 157,7 millions de barils au 31 décembre.

Le déficit aurait pu se creuser davantage avec les redevances au titre du contrat de partage de production de 7,4 millions de barils dont la compagnie doit s’acquitter auprès de l’Etat gabonais. Mais d’après la société, cet effet a été compensé par une révision à la hausse de 5,6 millions de barils. « En 2016, les investissements liés aux actifs de production au Gabon ont privilégié les travaux visant à accroître l’efficacité de l’injection d’eau.

Le groupe entend poursuivre cette orientation en 2017. L’augmentation du débit global d’injection qui en résulte et la mise en place de pompes d’activation plus puissantes sur certains puits producteurs, nécessitent un renforcement de la puissance électrique installée », renseigne le communiqué de l’opérateur.

Quant aux réserves de gaz, elles affichent une augmentation en valeur relative « grâce à un meilleur comportement en pression du gisement en production depuis août 2015 ». De 49% en début d’année, elles plafonnent à 61% en fin 2016 et permettent à la société de disposer de revenus stables et fixes sur le long terme.

Avec un prix de vente désormais établi à 3,07 dollars/kpc et qui augmente en fonction de l’inflation, la société, dont les réserves de gaz sont estimées 272,3 Gpc, soit l’équivalent de 45,4 millions de barils de pétrole, « dispose ainsi d’un cash-flow additionnel non dépendant de la fluctuation des prix du pétrole ».

Suite à une dégringolade entamée depuis le mercredi 8 mars 2017, les prix du pétrole sont descendus à leur plus bas niveau (-5%) jeudi, après une stabilité amorcée depuis la fin de l’année dernière. Comme l’indique Medias 24, le baril de WTI, la référence américaine du brut, a perdu 1 $ pour s’établir à 49,28 $ sur le contrat pour livraison en avril.

Ceci sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). C’est la première fois, depuis fin 2016, qu’un cours de référence descend sous la barre des 50 $. Sur la bourse de Londres, le Brent de la mer du Nord a perdu 92 cents pour s’échanger à 52,19 $, sur le contrat pour livraison en mai, à l’Intercontinental Exchange, soit son plus bas niveau depuis novembre dernier.

Selon les analystes, ce brusque recul des prix du pétrole est la conséquence de la hausse des réserves américaines, annoncée par le département de l’Energie. Cette chute, toujours selon les analystes, devrait s’accentuer car les producteurs américains envisagent de porter la production de pétrole de schiste à 300 000 b/j avant la fin de l’année.

Avec Ecofin


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