12:12
URGENT >>>

Crépin Gwodock et le beau-père d’Ali Bongo humiliés à leur tour à Paris


Menace de mort

Les « petits » de Martin Boguikouma promettent de décapiter les opposants d’Ali Bongo


Société
  • Une capture d’écran de la vidéo de menace publiée sur la toile © 2017 D.R./Info241
Publié le 14 juin 2017 à 15h29min

Les menaces de représailles adressées à la diaspora gabonaise par le récent directeur de cabinet d’Ali Bongo, Martin Boguikouma, semblent avoir trouvé de nombreux relais au Gabon. Dans une vidéo parue hier sur la toile et envoyée à Info241, des fans très particuliers du nouvel homme fort de la Présidence gabonaise s’en prennent violemment aux opposants gabonais de la diaspora, non sans avoir traité de tous les noms d’oiseaux Maixent Accrombessi, le prédécesseur du "boma" Martin Boguikouma.

Martin Boguikouma promu récemment directeur de cabinet, a des nombreux hommes de mains prêts à marcher avec lui sur les opposants d’Ali Bongo. En témoigne cette vidéo amateur filmée par les "petits" de l’ancien gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime. Leur meneur, un certain Julien Nguema, a tenu à envoyer un message sans ambiguïté aux opposants et activistes gabonais qui ont osé interpeller Martin Boguikouma dans les rues de New-York la semaine dernière sur les crimes perpétrés par le régime d’Ali Bongo son chef, lors des répressions post-électorales d’août-septembre 2016.

La vidéo de menaces des "petits" de de Martin Boguikouma

Une orchestration politique

Ce collectif de soutien à la désormais mésaventure américaine de Martin Boguikouma, a dans un langage décousu et empli de haine, menacé de s’en prendre aux proches des "résistants" au régime d’Ali Bongo restés au Gabon. Reconnaissant qu’après la présidentielle d’août dernier, "le sang a coulé" sans fournir le moindre nom des auteurs de ces "crimes", Julien Nguema a salué à sa façon l’arrivée de Martin Boguikouma au palais du Bord de mer : "avant c’était un Béninois qui gérait le pays", référence faite à Maixent Accrombessi, tout puissant directeur de cabinet présidentiel avant l’arrivée de leur "grand" Martin Boguikouma.

Sur un ton rouge, le porte-parole de ce collectif de supporters accuse à haute et intelligible voix, Maixent Accrombessi d’avoir fait main-basse sur le Gabon durant tout le premier septennat d’Ali Bongo : "un petit pédé comme ça de Maixent Accrombessi qui vient piller le pays (...)". Ce "pillage" par un non-gabonais (Accrombessi ayant pourtant la triple nationalité (béninoise, gabonaise et française) ayant désormais pris fin à la nomination au "cabinet" de Martin Boguikouma, voilà que la diaspora des "States" se met à "embrouiller" leur "grand", leur "ivounda".

Des jeunes désœuvrés manipulés

Visiblement dans une colère noire, ces soutiens de Martin Boguikouma armés de tee-shirts à son effigie et d’une grande banderole où on pouvait lire "Martin Boguikouma, nous sommes avec toi", ont pesté "Les gars on connait vos familles hein. Le jour où vous mettez les pieds ici au Gabon, on va se poignarder, on va vous couper les têtes", conclu t-il la voix pleine de haine.

Ces menaces de représailles si les opposants de la diaspora gabonaise foulaient le territoire national, avaient à l’origine été proférées par Martin Boguikouma aux prises avec ceux-ci dimanche dernier dans les rues de New-York. Elles ont donc été reprises par ses soutiens qui menacent les proches de ces "opposants" restés au Gabon et de même "couper" leur tête si d’aventure ils osaient regagner un jour le Gabon. Dans une orchestration politique rondement préparée, ces jeunes visiblement désœuvrés, semblent vouloir l’affrontement entre les deux camps opposés et inconciliables de la présidentielle du 27 août.

Depuis la présidentielle, la menace et la répression deviennent les maîtres-mots des dialogueurs du pouvoir de Libreville qui prétendent vouloir apaiser les tensions qu’ils ont eux-mêmes attisées en refusant ostentatoirement le verdict des urnes. Et ce n’est pas tout, ceux qui sont aujourd’hui simplement conspués, hués et pourchassés sans matraques ni coups de fusil, ont transformé en chair en canon les citoyens Gabonais.

Les compatriotes qui ont paisiblement voulu réclamer le respect du suffrage universel ont subi une répression meurtrière avérée de la Garde républicaine sous les ordres d’Ali Bongo et des sbires de son régime, tous obnubilés par le rêve éveillé d’une longévité du pouvoir présidentiel que la famille se lègue de père en fils depuis un demi-siècle au Gabon.


Laissez un commentaire
© 2013-2017 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile