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Crise post-électorale

Les Gabonais ont marché pour la 63e fois à Paris contre le « hold up » électoral d’Ali Bongo


Politique
  • Une vue du cortège de manifestants hier dans les rues de Paris © 2017 D.R./Info241
Publié le 5 novembre 2017 à 14h43min

Plus d’un an après l’annonce de la réélection controversée d’Ali Bongo à la tête du Gabon, les Gabonais de la diaspora continuent de manifester à Paris pour dénoncer son « hold-up » électoral. Hier, ce sont à nouveau plusieurs centaines de manifestants de la « Résistance » qui ont pris d’assaut pour la 63e semaine successive, la désormais célèbre place du Trocadéro scandant des slogans hostiles au régime de Libreville et ses institutions dites inféodées.

Malgré la réélection d’Ali Bongo à la présidentielle d’août 2016 et sa prestation de serment, les Gabonais continuent de contester le verdict rendu par sa belle-mère Marie Madeleine Mborantsuo sur l’issue du contentieux électoral qui l’opposait notamment à Jean Ping. Depuis, la diaspora n’a cessé de manifester à Paris pour dénoncer ce qu’elle qualifie comme l’énième « coup d’état » de la famille Bongo, à la tête du Gabon depuis 1967.

Une banderole interpellant sur l’assassinat de l’étudiant Bruno Mboulou Beka, tué en décembre 2014

Hier à Paris, ce sont plusieurs manifestants qui se retrouvés à Paris pour interpeller les autorités françaises sur la crise post-électorale gabonaise et la « violation des droits de l’homme » en cours au Gabon. Ils ont à nouveau tenu à battre hier le pavé pour la 63e fois depuis l’annonce de la réélection controversée d’Ali Bongo, d’ailleurs mis en doute par l’Union européenne qui y avait dépêché une mission d’observateurs. Comme chaque semaine, la marche qui avait pour point départ le Trocadéro s’est achevé devant l’ambassade du Gabon.

Venus des quatre coins de la France, les manifestants vêtus de jaune et de leurs pancartes ont appelé à la libération des prisonniers politiques incarcérés par le régime d’Ali Bongo depuis le déclenchement de la crise dont l’ancien député Bertrand Zibi Abegue. Sur d’autres pancartes, on pouvait y lire « Ali assassin » pour évoquer la tuerie présumée survenue le 31 août 2016 lors de l’attaque de la garde républicaine sur le QG de l’opposant Jean Ping, actuellement sur la table de la Cour pénale internationale.

La manifestation de la diaspora gabonaise à Nice hier

Outre Paris, d’autres manifestants de la diaspora ont également manifesté ce samedi à Nice à la place de Masséna. Là aussi, les Gabonais en colère ont appelé à des sanctions internationales contre le régime d’Ali Bongo et interpellé la communauté internationale à « aller jusqu’au bout ». Des appels restés jusque-là quelque peu sourds aux institutions telle que l’ONU que les manifestants ont adressé à nouveau un « SOS Gabon ».


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