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Stupeur collective

Les gabonais désemparés après la noyade inexpliquée de 15 élèves à Libreville


Société
  • Les gabonais désemparés après la noyade inexpliquée de 15 élèves à Libreville © 2018 D.R./Info241
Publié le 10 juin 2018 à 21h09min

Les Gabonais vivent depuis plusieurs jours dans la psychose après les rumeurs d’une noyade collective survenue le 25 mai dernier. Les victimes seraient toutes des élèves d’un collège de la capitale. Signe de cette torpeur, les plages ont été désertées ce dimanche par les Librevillois qui craignent plus que jamais pour leur vie. Ce d’autant que les autorités gabonaises sont restées muettes sur cette affaire.

Une quinzaine d’élèves du collège George Mabiniath seraient morts par noyade le 25 mai à Libreville. La rumeur qui défraie la chronique notamment sur les circonstances de cette disparition collective, a suffit à faire vider les plages habituellement bondées de monde. Ce malgré que le soleil était bien au rendez-vous.

Une des photos du groupe d’élèves disparus

Selon plusieurs sources, les corps des élèves auraient été repêchés sur la plage du lycée Léon Mba et conduits dans une maison de pompes funèbres. Pour l’heure, seuls deux corps ont été identifiés. Les corps mutilés des élèves auraient eu des organes sectionnés ou prélevés. Certains y voient là la marque d’un énième crime rituel ou alors un probable trafic d’organes humains. Des pratiques bien trop courantes dans le pays à l’approche de scrutins électoraux.

En attendant que les autorités éclairent cette tragédie, un internaute gabonais semble avoir prédit cet « holocauste » des mois auparavant. Le 24 avril sur sa page Facebook, Hermenegild Nfoumou avançait : « AINSI DIT L’ESPRIT...les élèves de cet établissement seront sacrifiés pour valider la tenue des élections législatives ». Et d’ajouter dans sa prémonition : « Un esprit va encourager les élèves de plonger dans la mer histoire de se rafraîchir mais un esprit va les retenir dans l’eau jusqu’à ce qu’ils deviennent introuvables ».

L’ancien Vice-Premier ministre d’Ali Bongo, Bruno Ben Moubamba, qui a fait le tour des plages de Libreville ce dimanche, a quant à lui exigé un démenti formel du gouvernement auquel il appartenait il y a encore quelque mois. « C’est une obligation du gouvernement et des opposants présents dans ce gouvernement d’éclairer l’opinion et de faire baisser le climat anxiogène qui s’est emparé de tous », a interpellé le président du l’ACR.

Affaire à suivre...


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