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Vandalisme

Le QG de l’opposant gabonais Jean Ping vandalisé après l’action des « résistants » à Paris


Société
  • Le QG de l’opposant Jean Ping avant le passage des vandals © 2018 D.R./Info241
Publié le 4 juin 2018 à 06h00min

A la guerre comme à la guerre serait-on tenté de dire. Le quartier général de l’opposant gabonais Jean Ping dont des « résistants » de la diaspora en France se sont introduits vendredi à leur ambassade de Paris, a eu la visite à son tour à Libreville des activistes d’Ali Bongo qui s’en sont pris à son poster géant et à ce lieu déjà victime d’une attaque sanglante de l’armée le 31 août 2016. Une visite musclée et violente à la différence de celle menée à Paris, témoin de l’animosité plus qu’explosive entre les deux camps.

Lire aussi >>> Des résistants gabonais s’introduisent dans leur ambassade à Paris pour « destituer » Ali Bongo

En représailles à l’action non-violente menée par des citoyens gabonais de la diaspora en France dans leur ambassade - qui aura consisté à destituer Ali Bongo en remplacement de sa photo officielle présente dans les lieux, par celle de Jean Ping - les militants d’Ali Bongo à Libreville n’ont pas manqué de réagir pour essuyer « l’affront » subi par le régime de Libreville.

Hier dans l’après-midi de dimanche, le quartier général de Jean Ping a en effet reçu la visite à visages découverts des sympathisants d’Ali Bongo qui ont vandalisé les lieux ainsi que le portrait géant de l’opposant qui trônait devant ce lieu depuis la présidentielle controversée d’août 2016. Une façon musclée pour les sympathisants du régime de Libreville de répondre à l’action pourtant elle, non violente posée par leurs compatriotes dans leur ambassade à Paris.

Après leur passage au QG de l’opposant d’Ali Bongo qui réclame toujours sa victoire présidentielle « volée », les militants du régime ont ainsi brisé des baies vitrées, saccagé les lieux et déchiré la banderole géante qui ornait la façade de l’immeuble. Le poster géant qui n’a pas été retrouvé sur les lieux a aussitôt alimenté toute sorte de rumeurs. Certains y voyant un vol à des fins fétichistes.

L’une des baies vitrées vandalisée

Une escalade donc de violence qui montre bien que la pression continue de remonter au lendemain de la présidentielle toujours contestée d’août 2016 qui a vu la réélection d’Ali Bongo. Une victoire décriée par les observateurs internationaux dont ceux de la Francophonie et de l’Union européenne et par le challenger d’Ali Bongo, Jean Ping, qui se considère toujours comme le véritable président élu.


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