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Moukagni-Iwangou dénonce « la violation du principe de la séparation des pouvoirs » du régime d’Ali Bongo


Politique
  • Moukagni-Iwangou dénonce « la violation du principe de la séparation des pouvoirs » du régime d’Ali Bongo © 2017 D.R./Info241
Publié le 17 novembre 2017 à 15h52min

Dans un communiqué de presse parvenu ce vendredi à la rédaction d’Info241, le secrétariat général de nouvelle formation politique de l’opposition dénommée Union et Solidarité informe que sous la présidence de M. Moukagni-Iwangou s’est tenu le jeudi 16 novembre au siège du parti à Libreville, un ’’Conseil de Cabinet’’ sur les questions d’urgence, notamment : l’excès de zèle du gendarme incivil qui a lancé lacrymogène dans un taxi bondé d’élèves et l’épineuse question sujet à polémique lié aux frais d’inscription dans les universités du Gabon.

Selon la note information consultée par Info241, le secrétariat général du parti dirigé par Jean De Dieu Moukagni-Iwangou, fondateur de l’aile dite loyaliste de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), : « la première question examinée concerne les événements survenus à Rio, le 8 novembre 2017, au cours desquels, un gendarme a enfermé des passagers dans un bus, et fort de ce confinement, lancé une grenade lacrymogène contre l’ensemble des occupants tenus captifs, par ses soins ».

Rappelons à ce sujet que dans un communiqué diffusé le 14 novembre 2017, le Ministre des Affaires Présidentielles, en charge de la Défense Nationale, a informé l’opinion, que «  Le Gendarme mis en cause (…), fait l’objet de sanctions disciplinaires à titre conservatoire, en attendant l’aboutissement de l’enquête en cours ». Prenant acte de ce communiqué, « qui met en lumière la violation du principe de la séparation des pouvoirs dans le traitement des affaires présidentielles », le Conseil de Cabinet constate du parti Union et Solidarité , relève que « huit jours après la commission de faits criminels, qui convoquent la Convention des Nations unies sur la torture, et mettent directement en cause le Gouvernement de la République Gabonaise, que ces faits n’impliquent que de simples mesures disciplinaires, préconisées à l’écart de l’autorité judiciaire, seule compétente en la matière ».

Tout en rappelant la législation en vigueur, « en l’occurrence le code de justice militaire, le Conseil de Cabinet rappelle, que les infractions commises par des militaires dans l’exécution de leur mission, relèvent, en temps de paix, de la compétence de la Cour militaire spéciale, placée sous le contrôle exclusif de l’autorité judiciaire. Dans cet esprit, l’enquête unilatéralement diligentée sous le contrôle du Ministère de la Défense, par la Gendarmerie Nationale, elle-même responsable aux côtés de son agent des faits incriminés, est une monumentale fraude à la loi, qui atteste d’une volonté de soustraire l’agent fautif à l’action de la justice, et annonce d’avance aux Gabonais, la société de l’impunité qui est à nos portes ».

Après le précédent de l’étudiant de l’ENA, Mboulou Beka, commis dans le même espace par un Gendarme, et resté sans suite à ce jour, le Conseil « marque sa solidarité avec les blessés et leurs familles, apporte son soutien à la société civile et à toute la jeunesse, et invite toutes les parties prenantes, à saisir diligemment la Commission des Nations unies contre les tortures, ainsi qu’entend le faire dans les tous prochains jours, Union ET Solidarité, notre parti ».

La deuxième question examinée est relative aux frais d’inscription dans les universités du Gabon qui selon le parti de Moukagni Iwangou, « ont été fixés à la hausse, dans un environnement marqué dans les foyers par la perte des emplois et des revenus, les frais d’inscription donnent à vérifier, que l’égalité des chances est un slogan, agité en épouvantail par le parti au pouvoir. En concurrence avec lui-même dans le traitement inégal des Gabonais, le Parti qui gère l’Etat, et dispose des moyens de l’Etat, vient de décider de prendre en charge, des frais d’inscription au bénéfice de quatre cent cinquante (450) étudiants, abandonnant toute la communauté estudiantine dans l’incertitude de son avenir ».

« Annoncée au moment où l’Etat préconise de se désengager de son obligation constitutionnelle de protection de la jeunesse, cette mesure alerte l’opinion nationale, sur les conséquences sociales qui découleront du régime de l’irresponsabilité absolue, que l’on nous propose en système de Gouvernement » a conclu le Conseil de Cabinet dont le secrétaire général et rapporteur des travaux a été le natif de la Dola, Parfait Gildas Kombila.


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