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Expropriation

Le Gabon paiera près de 30 milliards à Veolia pour l’avoir évincé du capital de la SEEG


Economie
  • Le Gabon paiera près de 30 milliards à Veolia pour l’avoir évincé du capital de la SEEG © 2019 D.R./Info241
Publié le 27 février 2019 à 13h26min

L’on connait désormais le montant que devra débourser le Gabon dans l’épineuse affaire qui l’opposait depuis un an au géant français de l’eau Veolia, éjecté du capital de la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG). Selon la très confidentielle Lettre du continent de ce 27 février, l’Etat gabonais devra s’acquitter de la bagatelle somme de 29,5 milliards de nos francs soit 45 millions d’euros pour conclure ce divorce obtenu à l’amiable le 18 février dernier en France.

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Pour avoir évincé Veolia de l’unique société d’eau et d’électricité du Gabon le 16 février 2018, le Gabon va devoir en payer la note. Poursuivi au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) par l’ancien actionnaire majoritaire de la SEEG, le Gabon a plié l’échine pour obtenir la fin de ce contentieux par un accord à l’amiable conclu à Paris (France) le 18 février par les avocats des deux parties.

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Selon cet accord que le Gabon a voulu garder confidentiel, Veolia cessait ses poursuites internationales contre le rachat de ses parts dans la société. En retour, le Gabon lui verserait la coquette somme de 29,5 milliards de francs CFA. Face aux tensions de trésorerie qui secouent les caisses publiques gabonaises, le règlement de cette somme a été étalé sur l’ensemble de l’année 2019. Selon La lettre du continent, « un premier versement de 4 millions d’euros a été effectué à la signature » à Veolia soit 2,6 milliards de nos francs.

Avec le rachat des 51% des parts de Veolia et l’abandon des poursuites, le Gabon a ainsi pu renationaliser l’entreprise qui pèserait désormais 57,7 milliards (88 millions d’euros) en attendant la mise en place certaine d’une nouvelle concession. Notons que le montant du divorce correspond trait pour trait a celui réclamé par l’entreprise dans un document de « sortie du Gabon » publié fin 2018.


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