13:49

Contrebande

Le Gabon accuse Guido Santullo d’avoir tenté d’écouler 20.000 tonnes de ciment illégalement


Société
  • Une partie de la cargaison illicite saisie par les enquêteurs du B2 © 2017 D.R./Info241
Publié le 14 juillet 2017 à 15h09min

On le sait les rapports entre Ali Bongo et l’homme d’affaires franco-italien Guido Santullo ne sont guère au beau fixe. Cherchant à charger son désormais ennemi juré qui réclame toujours 360 milliards d’impayés de l’Etat, la justice gabonaise continue de multiplier ses enquêtes à charge contre le patron du groupe Sericom Gabon. Les enquêteurs gabonais l’accusent d’avoir importé grâce à des exonérations fiscales et douanières, 20.000 tonnes de ciment dont la valeur est estimée à 2 milliards de nos francs.

La chasse à l’homme judiciaire des autorités gabonaises contre Guido Santullo continue de battre son plein. Accusé de s’être offert plusieurs marchés de l’Etat de gré à gré dont plusieurs ont bien été livrés, la machine judiciaire gabonaise dit avoir mis à nu des activités de contrebande que se serait rendu coupable le sulfureux hommes d’affaires européen, spécialiste des travaux BTP.

Alors que l’enquête dirigée contre l’ancien grand bâtisseur d’ouvrage du régime d’Ali Bongo ne désemplie pas, les enquêteurs du B2 (police militaire rattachée directement à la présidence gabonaise) viennent de mettre la main sur les complices supposés de Guido Santullo. Selon les dernières révélations de cette enquête Guido Santullo aurait via Sericom Gabon, importé sans la moindre taxation douanière 20.000 tonnes de ciment qu’il aurait tenté ensuite d’écouler malicieusement sur le marché local.

Cette cargaison aurait été entreposée et vendue par le groupe Foberd-Gabon dont l’expansion des activités suscite les interrogations des enquêteurs. Sericom aurait fait entrer ces tonnes de ciment en contrebande au prétexte de la construction de la route Tchibanga-Mayumba pourtant déjà achevée, pense le B2. La cargaison illicite aurait été stockée dans les locaux de Foberd Gabon situés dans la zone industrielle d’Oloumi au 5e arrondissement de Libreville.

Cette filière bien huilée partirait du port d’Owendo jusqu’à des complices tapis dans plusieurs points de vente dans le pays. On cite pelle-mêle les entreprises tels que BM Transit, Sotrasgab, Getraco etc. Autant dire que l’homme d’affaires qui avait promis de mettre à genoux Ali Bongo s’il ne soldait pas son ardoise d’impayés, est dans de sales draps. Ce d’autant que cette importation serait toute récente aux déboires que rencontre Sericom Gabon opposée à l’Etat gabonais.


Laissez un commentaire
© 2013-2017 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile