Pollution pétrolière

Le franco-britannique Perenco à l’origine de plusieurs actes de pollution au Gabon

Le franco-britannique Perenco à l’origine de plusieurs actes de pollution au Gabon
Quelques exemples de pollution imputées à l’opérateur pétrolier © 2021 D.R./Info241

Ce qui n’était jusque-là qu’une information donnée par des lanceurs d’alerte et d’ONG environnementales vient d’être confirmée par les autorités gabonaises : le franco-britannique Perenco Oil & Gas Gabon. est bien à l’origine de pollutions observées et dénoncées sur au moins trois sites près de Port-Gentil (Ogooué-Maritime). L’information a été confirmée ce jeudi par le ministère de l’Environnement qui dédouane quelque peu l’opérateur économique à l’origine des ces pollutions marines et terrestres.

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On en sait désormais un peu plus sur les pollutions pétrolières dénoncées notamment cette semaine par des ONG environnementales près de la capitale économique gabonaise. Selon un communiqué du ministère de l’Environnement, le gouvernement gabonais était bien au courant de ces pollutions qui seraient des « déversements d’hydrocarbures sur terre et dans les cours d’eau intérieurs en 2020 ».

Des pollutions marines observées dans le département d’Etimboué (Ogooué-Maritime)

Des investigations conjointement conduites d’avril à septembre 2020 par la Direction générale de l’Environnement et de la protection de la nature (DGEPN), et la Direction générale des hydrocarbures (DGH), ces pollutions concernent notamment les sites d’Avocette (avril), de Coucal et de la Missolo (juin) ainsi que de Batanga (septembre). L’entreprise à l’origine des actes qui menacent la vie maritime et le développement durable est bien le pétrolier Perenco.

Selon le ministère de l’Environnement, ces pollutions auraient pour origines : « la mauvaise réhabilitation d’anciennes exploitations pétrolières antérieures à Perenco, la détérioration des lignes de transport du pétrole, et les mauvaises conditions de traitement des déchets pétroliers ». Avant de quelque peu dédouaner l’entreprise pétrolière : « Perenco a systématiquement engagé des travaux visant à circonscrire lesdites pollutions et à procéder au nettoyage de certains sites ».

Et le communiqué gouvernemental de promettre un audit des installations de l’entreprise : « Compte tenu du rôle important de Perenco dans la production pétrolière au Gabon et de l’engagement des plus hautes autorités à procéder à un développement durable et respectueux de l’environnement, le Premier Ministre, chef du gouvernement, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, a instruit, en date du 30 décembre 2020, les ministres en charge de l’Environnement, Lee White, et du Pétrole, M. Vincent de Paul Massassa, de lancer un audit opérationnel et fonctionnel de l’ensemble des installations de Perenco ».

Une position clémente que ne partage pas l’activiste George Mpaga qui avait notamment donné l’alerte mardi. Pour lui, il s’agit d’une « Nouvelle pollution à grande échelle causée par Perenco dans le département d’Etimboué à Dome précisément, à quelques encablures de PB à la sortie de la lagune Nkomi et de l’embouchure d’Olende ». Plus vindicatif que les autorités, le responsable d’ONG martèle : « Trop, c’est trop, Perenco doit payer le prix le plus cher ».


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