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Bavure policière

La police gabonaise réfute les accusations d’agression de ses agents sur un riverain à Sotega


Société
  • La capture d’écran de l’agression réfutée par la préfecture de police de Libreville © 2018 D.R./Info241
Publié le 27 avril 2018 à 20h03min

48 heures, c’est le temps qu’il aura fallu à la préfecture de police de Libreville pour réagir à l’agression commise par ses agents sur un riverain à Libreville. Mercredi, la toile a été inondée d’images d’une intervention de police où les agents se sont mis à plusieurs pour rouer de coups un riverain. Une scène qui a suscité colère et un vive émoi chez les Librevillois. Dans un communiqué parvenu à la rédaction d’Info241 ce vendredi, la préfecture de police qui ne reconnait pas la bavure, tient à rassurer « les populations que ledit agent a été mis aux arrêts pour une durée indéterminée ».

Les forces de police gabonaise n’ont pas fini d’avoir mauvaise presse. Après l’agression à lacrymogène à bord d’un taxi-bus d’un jeune élève à Libreville le 8 décembre 2017, la police gabonaise s’est à nouveau illustrée par une énième bavure qu’elle fait mine de ne pas reconnaître. L’action de police controversée aurait fait deux blessés dont un policier.

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Cette fois, les forces de l’ordre s’en sont pris violemment à des riverains en conflit. Sur plusieurs vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux dès la survenue de l’incident au quartier Sotega, on y distingue clairement cinq policiers s’en prendre à un homme cloîtré au sol par un balayage avant de recevoir plusieurs coups de matraque desdits forces de l’ordre.

La vidéo de l’agression

Selon le communiqué de presse de la préfecture de police de Libreville publié ce vendredi, une nouvelle fois incriminée par cette énième bavure, interventionnisme musclée de ses agents « a bien été prescrite par la direction de la Sécurité publique (DSP) » à la suite d’une plainte déposée par une des épouses d’un général à la retraite. Les policiers sont donc intervenu à la suite d’une « violente rixe entre les deux épouses » ayant « troublé l’ordre public ». Ce, en raison « d’un litige foncier » actuellement en instance devant les tribunaux gabonais.

Pour la préfecture de police qui prend le parti de ses agents pourtant fautifs, « une équipe d’intervention qui avait pour mission de rétablir l’ordre troublé par cette rixe des deux familles, a été envahie et prise à partie par les riverains ». C’est donc les riverains qui se seraient rués sur les policiers. Avant d’ajouter : « Le chef d’équipe cherchant à discuter avec l’une des parties, a reçu un coup de poing dans le visage. Toute chose qui a entraîné la réaction déplorable des agents ».

Devant la gravité des accusations légitimes posant sur ses agents, la préfecture reconnait tout de même « le manque de retenue et de maîtrise du policier auteur du coup de matraque sur l’un de leurs agresseurs », alors que l’on distingue bien plusieurs agents passant à tabac un homme immobilisé. Avant de conclure que « les Forces de Police Nationale rassurent les populations que ledit agent a été mis aux arrêts de rigueur pour une durée indéterminée ».

Pas sûr que la suffise à ramener la sérénité auprès des Librevillois qui se plaignent de l’inaction des policiers et constatent chaque jour les bavures de ceux-ci sur des populations pour lesquelles ils sont censés assurer la protection. Une bavure de plus à mettre au compte du nouveau préfet de la police, Jean Germain Effayong Onong, quelques minutes seulement après avoir pris ses fonctions ce même mercredi 25 avril.


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