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Crise post-électorale

La mère de Bertrand Zibi Abeghe dénonce les tortures carcérales infligées à son fils


Politique
  • La mère de Bertrand Zibi Abeghe dénonce les tortures carcérales infligées à son fils © 2018 D.R./Info241
Publié le 25 janvier 2018 à 11h56min

Incarcéré depuis la nuit du 31 août 2016 pour ses opinions politiques et sans le moindre procès en 16 mois, les conditions carcérales dégradées de l’ancien député gabonais Bertrand Zibi Abeghe inquiètent au plus haut point sa famille. Depuis le 16 janvier, le prisonnier politique d’Ali Bongo serait torturé à la prison centrale de Libreville où il aurait été placé en cellule d’isolement. Sa mère a tenu hier, encore une fois, à interpeller l’opinion sur les tortures qu’il subit depuis plusieurs jours et appelé à sa libération sans condition.

Bertrand Zibi Abeghe - emprisonné au soir du bombardement par l’armée gabonaise du quartier général de l’opposant Jean Ping en pleine crise post-électorale - continue visiblement de payer son démission fracassante du camp d’Ali Bongo pour celui de l’opposition. Ces derniers jours, les actes de tortures se seraient multipliés contre le prisonnier politique, incarcéré sans jugement depuis plus de 512 jours.

Selon sa mère qui se base sur les rapports de ses avocats, les visites familiales seraient interdites par les responsables la prison de Libreville. Bertrand Zibi Abeghe serait enchaîné, cagoulés et torturé au sein de la cellule où il a été transféré depuis le mardi 16 janvier. Le prisonnier politique aurait plusieurs traces de ces sévices qu’il subirait de ses geôliers : nez cassé, ongles arrachés... La famille est plus qu’inquiète de la santé de l’opposant incarcéré « sans motif valable ».

Devant les conditions inhumaines de son incarcération et les sévices corporelles que l’opposant subirait ces derniers jours, sa mère a tenu, dans un appel à la libération de tous les prisonniers politiques du régime d’Ali Bongo, à appeler à la libération de son fils qui serait torturé actuellement en prison, cagoulé dans une cellule d’isolement. Ce, au mépris de la ratification par le Gabon du traité sur les droits de l’Homme.

Voici en vidéo, le cri du cœur de cette mère, las de voir perdurer de telles injustices dans son pays :


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