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Infrastructures

La fibre optique développée au Gabon par Bolloré freinée pour un contrat douteux


Economie
  • La fibre optique développée au Gabon par Bolloré freinée pour un contrat douteux © 2017 D.R./Info241
Publié le 15 mars 2017 à 08h05min

Le Groupe Vivendi Africa (GVA), filiale du groupe Bolloré, détentrice d’une licence télécoms au Gabon depuis le mois de janvier dernier, rencontre des problèmes dans le déploiement de sa fibre optique. La société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), avec qui la société télécoms avait signé un contrat pour l’utilisation de ses pylônes afin de déployer la fibre optique en aérien, n’est plus très favorable à l’utilisation de ses équipements.

Le directeur général de la SEEG avait déjà dénoncé auprès du ministère de l’Energie il y a peu. Ce blocage dans le déploiement par le Groupe Vivendi Africa de sa fibre optique met en danger son investissement télécoms dans le pays. La société a déjà injecté 15 milliards Fcfa pour ce chantier dont la finalité est de fournir aux populations l’accès à l’Internet à très haut débit.

GVA voit dans ce réseau de fibre optique une opportunité de se tailler une belle place sur le marché télécoms gabonais et d’enregistrer des revenus confortables en concurrençant directement le réseau national de fibre optique, ouvert aux populations depuis peu et pas encore accessible partout.

L’entrée de GVA au Gabon est intervenue après le blocage en 2016 de son projet de déploiement de 5000 km de fibre optique en Afrique de l’Ouest. L’infrastructure devait traverser les villes d’Abidjan en Côte d’Ivoire, Ouagadougou au Burkina Faso, Lomé au Togo, Niamey et Dosso au Niger, Parakou et Cotonou au Bénin. L’installation de la fibre optique devait suivre le tracé du chemin de fer Blueline, construit par le groupe de Vincent Bolloré.

Rappelons que l’Etat Gabonais, par l’intermédiaire de la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN), avait déjà officiellement attribué en 2015 , l’exploitation, la maintenance et la commercialisation de ses deux réseaux de fibre optique (terrestre et sous-marine) au groupe français Axione (filiale de Bouygues Energies & Services) au terme de la signature d’une convention délégation entre les deux parties.

Le ministre de l’Economie numérique et de la Poste de l’époque Pastor Ngoua N’neme, a rappelé que cette signature du contrat de délégation de service public, consacre le partenariat public-privé dans le secteur des télécommunications.
Selon le directeur général de la SPIN, Axcèle Kissangou-Mouele, ce partenariat public-privé devait permettre de garantir le principe d’accès libre, équitable et non discriminatoire aux infrastructures à opérer, mais aussi d’assurer la pérennité desdites infrastructures.

Pour sa part, le représentant résident de la Banque mondial, Sylvie Dossou, a rappelé que l’institution qu’elle représente soutient la stratégie numérique du Gabon, à travers le projet CAB4 Gabon, d’un montant de 58 millions de dollars (environ 29 milliards de FCFA). D’autre part, le directeur général adjoint de Bouygues Energies et services, par ailleurs, DG d’Axione, a révélé que son entreprise est présente dans 30 pays, principalement en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord.

L’entreprise Bouygues est présente au Gabon depuis 68 ans. Elle exerce dans le secteur de l’électricité bâtiment, industriel et dans les télécommunications.
Bras séculier de l’Etat dans le domaine de la fibre optique, la SPIN a été mise sur pied en 2012 afin de gérer les participations du Gabon dans le secteur des télécommunications, indique-t-on.

Avec Ecofin


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