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Crise fédérale

La FEGAFOOT sera t-elle à nouveau placée sous curatelle de la FIFA ?


Sports
  • L’actuel président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, fera t-il sombrer la fédération ? © 2018 D.R./Info241
Publié le 5 mars 2018 à 08h30min

Les voyants sont clairement au rouge pour que l’épisode de 2013 se renouvelle à la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) où la fédération du sport-roi, avait été pilotée par un comité de normalisation, présidé par la FIFA. Et pour cause, l’élection du nouveau bureau exécutif prévue pour cette fin de mois, semble épouser à nouveau le non-respect des statuts et règlements en vigueur, selon plusieurs prétendants au fauteuil.

En effet, avant même la tenue de l’élection qui donnera lieu au renouvellement du bureau exécutif de cette fédération, des voix s’élèvent déjà parmi les postulants, pour dénoncer la gestion qualifiée d’ostentatoire et dictatoriale du bureau directeur actuel. Il lui est reproché, entre autre, le non-respect des statuts et règlements en matière d’élection, de ladite fédération.

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Selon les plaignants, qui ont requis l’anonymat, le comité directeur actuel, ne respecterait pas certaines dispositions statutaires entourant le renouvellement du bureau exécutif de la FEGAFOOT. A charge, deux imminents juristes, Bosco Allaba Fall, désormais candidat à cette élection à la faveur d’une déclaration de candidature que l’intéressé vient de déposer à la Fégafoot. Et Blanchard Paterne Andoume, également juriste rompu à la tache.

Ils reprochent, selon les mêmes sources, au directoire actuel, de galvauder les dispositions statutaires. Les mêmes sources indiquent par ailleurs que chaque élection doit obéir au respect des statuts et du code électoral de toutes institutions.

Ces mêmes sources affirment que le processus a été faussé dès le départ, c’est-à-dire six (6) mois avant l’élection, donc le 12 octobre lors de l’Assemblée générale ordinaire de 2017. Laquelle avait statué sur le bilan moral et financier. Alors qu’elle devait être conforme aux dispositions de l’article 4 de la norme standard FIFA, laquelle prévoit que la commission électorale et celle de recours doivent être non seulement mises en place, mais aussi les membres qui la composent doivent être élus lors de la dernière Assemblée générale ordinaire précédant l’Assemblée générale élective, dans un délai d’au moins six (6) mois avant celle-ci.

Malheureusement, dans le cas d’espèce, la dernière Assemblée générale ordinaire d’octobre 2017 n’a pas dévoilé ces différents organes, et encore moins ces membres élus comme le conforte l’alinéa 3 de l’article 4 précité, lequel dispose que « l’élection des membres de la commission doit intervenir lors de l’Assemblée générale ordinaire de l’association précédant l’Assemble générale élective et l’instance exécutive, dans un délai de six (6) mois avant celle-ci.

De ces dysfonctionnements naissent plusieurs questions notamment sur ce qui a bien poussé le directoire à ces manquements. Selon « Ce qui fâche le candidat que je suis dira Blanchard Paterne Andoume, est le communiqué paru dans le journal union du 22 février, émanant du bureau exécutif de la FEGAFOOT fixant le délai des dépôts des dossiers du 12 février au 23 mars, non conforme aux dispositions de l article 35 alinéa 1 et 2 des statuts de l’instance. J’ai saisie par deux correspondances, l’une à la FEGAFOOT et l’autre à la FIFA pour qu’un comité de normalisation soit mis en place pour mener à bien le processus », a fait savoir Paterne Blanchard Andoume, l’un des candidats.

Toutefois, même si n’ayant pas répondu officiellement à ce qui est qualifié d’atteintes aux statuts et règlement de la FEGAFOOT, son président, Pierre Alain Mouguengui, que nous avons joint au téléphone, reste ouvert et communiquera au moment venu. Nous restons convaincus que la crise, qui a cours à la FEGAFOOT, aujourd’hui sera dissipée par tous les acteurs concernés pour que le sport Gabonais en général et le football en particulier sorte grandi au profit des intérêts personnels et égoïstes.

Rappelons que le 16 avril 2013, devant les mêmes circonstances, la FIFA avait nommé un comité de normalisation présidé par Dieudonné Ndoumbou et quatre autres membres. Leur mission avait été de toiletter les statuts avant un nouveau scrutin. Des doutes planes actuellement sur un éventuel bis repetita.

Avec AGP


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