Transparence électorale

La coordination de campagne de Jean Ping dénonce les dispositions illégales de la Cour Constitutionnelle

La coordination  de campagne de Jean Ping dénonce les dispositions illégales de la Cour Constitutionnelle
La coordination de campagne de Jean Ping dénonce les dispositions illégales de la Cour Constitutionnelle © 2016 D.R./Info241

Dans un communiqué de presse parvenu samedi à la rédaction d’Info241, la coordination nationale de campagne de Jean Ping, par l’entremise son président de la commission communication, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a dénoncé vertement la déclaration de la Cour constitutionnelle, relayé hier dans le quotidien gouvernemental, l’Union un jour avant le scrutin d’aujourd’hui, qualifiée d’atteinte à la légalité de l’élection présidentielle et d’une nouvelle tentative de cette institution « de s’ériger en bouée de sauvetage familiale d’un système Bongo/PDG ».

« Dans une déclaration diffusée le 25 août au soir sur Gabon Télévision, et reprise par le quotidien l’Union le vendredi 26 août, la Cour Constitutionnelle a annoncé des décisions de portée législative sur les conditions de participation au scrutin, qui portent atteinte à la légalité de l’élection présidentielle, » indique la note d’information signée de la plume du président résident de la commission communication, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

D’une part, poursuit le communiqué de presse , « sans jamais avoir été saisie par l’assemblée plénière de la Cénap, sans en avoir la qualité et en violation flagrante de la loi électorale en vigueur, la Cour Constitutionnelle autorise, dans cette déclaration, les militaires à voter en dehors des centres dans lesquels ils sont régulièrement inscrits, et l’ouverture de listes additives d’électeurs pour eux. Cette autorisation a pour conséquence de permettre à un électeur, en l’occurrence le militaire, de voter plusieurs fois dans plusieurs centres et bureaux de vote en s’inscrivant sur plusieurs listes additives, dès lors qu’il n’existe pas d’interconnexion informatique entre les différents bureaux de vote. »

D’autre part, relève l’équipe de coordination de la campagne présidentielle de Jean Ping « dans cette même déclaration, la Cour Constitutionnelle autorise “exceptionnellement”, et pour le même scrutin du 27 août 2016, les électeurs à voter avec leurs cartes de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAMGS). Cette autorisation est tout aussi illégale. Elle viole gravement le code électoral, notamment l’article 54 de la loi 7/96 portant dispositions communes à toutes les élections politiques. Cette disposition légale conditionne notamment le vote par la présentation d’une carte Nationale d’identité ou d’un passeport en cours de validité, et en zone rurale, d’une pièce d’Etat-Civil. »

Le Comité de campagne du candidat unique de l’opposition, Monsieur Jean Ping, dénonce « de manière ferme et vigoureuse l’immixtion illégale et scandaleuse de la Cour Constitutionnelle dans le processus électoral. La Cour Constitutionnelle n’a jamais été saisie par l’Assemblée Plénière de la CENAP afin qu’elle se prononce sur les questions qui font l’objet de cette déclaration. En conséquence de quoi les scrutateurs de l’opposition et les représentants du candidat Jean Ping sont invités à refuser plusieurs dispositions relayées par la Cour. »

Notamment martèle le communiqué de presse à l’encontre des assesseurs pro-Ping : « N’acceptez sous aucun prétexte l’ouverture d’une liste électorale additive tel qu’annoncé par la Cour Constitutionnelle qui, il faut le répéter, n’a strictement aucune compétence en la matière. N’accepter aucune carte de la CNAMGS comme pièce d’identification d’aucun électeur dans les bureaux de vote le samedi 27 août 2016 pour l’élection présidentielle. »

Le Comité de campagne de Jean Ping dénonce de la manière la plus virulente cette nouvelle tentative de la Cour Constitutionnelle de s’ériger en bouée de sauvetage familiale d’un système Bongo/PDG en fin de course. Il prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les conséquences qui pourraient résulter de cette déclaration de la Cour Constitutionnelle qui n’a et ne peut avoir aucune valeur légale.

Fait à Libreville, le 26 août 2016

Le Président de la Commission Communication

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi


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