Crise post-électorale

La Coalition de Jean Ping ne participera pas aux législatives gabonaises d’Ali Bongo

La Coalition de Jean Ping ne participera pas aux législatives gabonaises d’Ali Bongo
La Coalition de Jean Ping ne participera pas aux législatives gabonaises d’Ali Bongo © 2018 D.R./Info241

Nouveau round dans la crise post-électorale gabonaise née de la présidentielle controversée d’août 2016. Alors que plusieurs partis d’opposition radicale, membres de la Coalition pour la nouvelle république affichaient leur désir de participer aux législatives post-présidentielles dont la date n’est toujours pas connue, une conférence de presse de cette coalition tenue jeudi à Libreville, a envoyé aux oubliettes cette perspective.

C’est désormais officiel depuis hier, la Coalition pour la nouvelle république (CNR) ne participera pas aux législatives que prévoient d’organiser sans reformes majeures le régime d’Ali Bongo en avril. Hier, ce sont 9 des 12 partis membres de cette coalition opposée au régime d’Ali Bongo qui ont dit tout le bien qu’ils pensaient de ces élections longtemps repoussées par les autorités gabonaises.

Contrairement à l’empressement qui semblait gagner les partis tels que Rassemblement Héritage & Modernité d’Alexandre Barro Chambrier, Les démocrates de Guy Nzouba Ndama ou encore dernièrement l’Union nationale de Zacharie Myboto, la CNR a réaffirmé son attachement à l’opposant Jean Ping qui réclame toujours sa victoire volée par des institutions entièrement acquises au régime depuis le retour du multipartisme.

Pour la CNR, participer à ces législatives alors que plusieurs préalables ne sont toujours pas réuni , serait "une manière de détourner l’attention du peuple Gabonais et de son Président démocratiquement élu de leur objectif principal, à savoir le rétablissement de la vérité des urnes et la prise de pouvoir".

Et rappeler : "l’Union Européenne, dans ses Résolutions recommandait notamment la mise en place d’une Commission d’enquête internationale indépendante sur les violences post-électorales et les massacres commis le 31 août 2016 et les jours suivants, au QG de Jean PING". Avant de marteler : "Ceci constituait une des questions préjudicielles avant toute élection".

A l’endroit des autres membres de cette coalition qui ont décidé de participer à ces législatives et donc de "légitimer le pouvoir usurpé d’Ali Bongo", les conférenciers ont lâché cet avertissement : « Il serait naïf de croire que dans notre pays, le Gabon actuel, il est possible de renverser cette dictature qui s’est maintenue au pouvoir par l’effusion du sang des centaines des gabonais  ».

A ce jour donc seuls l’UN, Héritage et modernité, les démocrates seraient sur les starting-blocks de ces législatives dont la date est toujours tenue secrète sinon évasive. Une division de l’opposition qui assurément ferait les bonnes affaires du régime d’Ali Bongo qui ne s’était pas ému du boycott des législatives de 2011, remportés à plus de 98% par le seul parti au pouvoir.


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