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Crise post-électorale

L’Union européenne exprime ses réserves sur le dialogue politique d’Ali Bongo Ondimba


International
  • L’Union européenne exprime ses réserves sur le dialogue politique d’Ali Bongo Ondimba © 2017 D.R./Info241
Publié le 29 mars 2017 à 17h11min

Le dialogue politique du régime controversé de Libreville qui a démarré en fanfare a été douché par Bruxelles. Dans une déclaration parvenue à la rédaction d’Info241, mardi 28 mars, l’Union européenne (UE) a exprimé ce même jour ses réserves au regard de la consonance de ce forum politique marqué par le rejet de Jean Ping et sa coalition des partis de l’opposition gabonaise. En disant en filigrane que "le dialogue national lancé mardi par Ali Bongo n’a pas permis de réunir toutes les principales forces politiques du pays.

Selon la déclaration de Federica Mogherini, Porte-parole de l’UE : " L’Union européenne reste convaincue que seul un dialogue réellement inclusif et débouchant sur des réformes structurelles peut apaiser les tensions politiques et sociales au Gabon. Elle rappelle les recommandations faites par la Mission d’observation électorale de l’Union européenne en vue de rétablir la confiance dans la gouvernance démocratique dans la perspective d’échéances électorales futures".

Devant la crise grave que traverse le pays, ajoute la déclaration de Bruxelles, "l’Union européenne appelle au plein respect des libertés fondamentales et à la transparence, en particulier dans les questions liées aux droits de l’homme. Elle réitère son appel de mettre en place dans les meilleurs délais une enquête indépendante sur les allégations de violations des droits de l’homme pendant la phase électorale et post-électorale."

L’Union européenne renouvelle son invitation au gouvernement gabonais à s’engager dans un dialogue politique intensifié avec l’UE, dans le respect de l’accord de Cotonou, et dans l’intérêt de la coopération future. Le spectre des sanctions avance à grands pas pour Ali Bongo Ondimba et ses soutiens. Les résultats de l’élection présidentielle de 2016 au Gabon sont "non transparents et très douteux", avaient déclaré les députés européens dans une résolution votée le 02 février à Bruxelles sur les crises de l’état de droit en République démocratique du Congo et au Gabon.

Condamnant toute la violence électorale perpétrée au Gabon, les eurodéputés appelèrent à des enquêtes exhaustives, approfondies et transparentes sur les allégations de violations graves des droits de l’homme dans les deux pays. Info241 qui était sur place dans la capitale européenne avait retransmis les travaux des eurodéputés portant sur la résolution concernant la crise de l’état de droit au Gabon et en RDC.

Le président gabonais contesté, Ali Bongo avait été interpellé par le Parlement européen, à garantir les droits de l’homme et les libertés fondamentales et régir « dans le strict respect de la primauté du droit », demandèrent les eurodéputés dans la résolution approuvée à 90%. Les députés européens avait interrogé la légitimité d’Ali Bongo Ondimba, notant que les résultats officiels des élections présidentielles de 2016 sont "non transparents et hautement douteux". Ils sont profondément préoccupés par la violence qui se déroulait après la proclamation des résultats.

La résolution avait condamné l’intimidation et les menaces contre des membres de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, dirigée par Mme Mariya Gabriel (PPE, BG), et avait demandé instamment au gouvernement gabonais de "procéder à une réforme complète et rapide du cadre électoral pour améliorer et le rendre pleinement transparent et crédible. " Ce qui n’a pas été suivi des faits de nos jours étant donné que le gouvernement gabonais a rejeté en bloc cette résolution du Parlement européen.


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