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L’OPAM met au pilori le ministre Franck Nguema pour sa violation de la loi gabonaise


Société
  • L’OPAM met au pilori le ministre Franck Nguema pour sa violation de la loi gabonaise © 2019 D.R./Info241
Publié le 31 août 2019 à 20h05min

L’Organisation patronale des médias (OPAM) a lors de sa dernière sortie publique pointé la violation de la loi gabonaise par l’opposant modéré, Franck Nguema, ministre de la Culture, des Sports, chargé de la Jeunesse et de la Vie associative le ministre de la Jeunesse, en même temps PDG de l’empire médiatique BO Communication. Ce dernier a été fondé par son oncle, le défunt secrétaire exécutif de l’Union Nationale (opposition), André Mba Obame, farouche opposant d’Ali Bongo, ayant contesté son élection en 2009, mort prématurément le 12 avril 2015, après un curieux empoisonnement.

Guy Pierre Biteghe, président de l’OPAM, n’est pas allé de main morte. En plus de cela, a-t-il dénoncé,« le président de la HAC, M. Raphaël Ntoutoume Nkoghe et son collège de conseillers membres ont une attitude sélective dans sa façon de réguler ». Relevant singulièrement, la violation flagrante de la loi gabonaise par le ministre de la Culture, Franck Nguema notamment, en même temps PDG, de BO Communication, l’OPAM a martelé ce qui suit : « l’on constate que des personnalités du pays violent de façon délibérée l’article 15 de la loi n°019/2016 du 09 août 2016, portant Code de la Communication en République Gabonaise, interdisant que l’on occupe des fonctions étatiques dans certains corps constitués et au gouvernement et être propriétaire d’un média. Cette violation de la loi ne dérange guère le ’’bourreau des médias’’ ».

Soulignons que depuis sa nomination au gouvernement d’abord en tant que ministre délégué de l’environnement puis récemment aux commandes du portefeuille de la Culture et des Sports, Franck Nguema a conservé son poste de PDG à la tête du groupe médiatique appelé BO Communication. Regroupant, en plus de TV+ et GO AFRICA TV, des sociétés comme Radio Nostalgie ; la régie Africa Network et la société d’affichage Mediaffiche. En se mettant à porte faux avec la loi gabonaise.

L’OPAM de par cette exigence, saisit l’occasion pour lancer un appel aux élus nationaux qui ont ratifié l’ordonnance créant la HAC en faisant fi des risques liés à la violation de la liberté de la presse. Elle exige donc, la réforme aussi bien de la HAC que du Code de la communication qui, aujourd’hui, sont devenus des outils aux mains d’un groupe de personnes, et principalement de son président qui s’en servent pour des règlements de compte au mépris des intérêts économiques des entreprises de presse et des Gabonaises et Gabonais qui y sont employés.

« La liberté de tout dire n’a d’ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Quand il est permis de tout dire, la vérité parle d’elle-même et son triomphe est assuré » disait Jean Paul Marat. Nous rêvons d’un pays qui avance, nous ne rêvons pas d’un pays qui va à rebours des évolutions pour se replonger à l’ère des premiers « fourrageurs ». C’est pourquoi, par cette déclaration déclare l’OPAM, « nous interpellons l’opinion nationale et internationale sur la nécessité d’un arbitrage objectif dans la résolution des différends opposant la HAC aux entreprises de presse, deux organes qui sont censés matérialiser le respect de la liberté d’expression, œuvrer pour la stabilité du secteur et renforcer l’Etat de droit ».

Rappelons que puis la création de la HAC, en seulement un an, le Gabon a perdu 7 places dans le classement de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 107 place à la 115 sur 180. C’est là, une preuve manifeste de la folie restrictive de la liberté d’expression dont la HAC s’est faite le porte flambeau.


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