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VIH/Sida

L’ONU veut 7 milliards de dollars pour inverser la progression du sida


International
  • L’ONU veut 7 milliards de dollars pour inverser la progression du sida © 2017 D.R./Info241
Publié le 2 juin 2017 à 08h39min

Un an après l’adoption de la Déclaration politique sur le VIH/sida, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson, et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, ont appelé jeudi les Etats membres à mobiliser les sept milliards de dollars (4102 milliards de FCFA) manquant pour inverser la progression du sida d’ici à 2020, selon un communiqué publié jeudi par l’ONU.

Notant que la cible 90-90-90 a provoqué un « essor spectaculaire » des traitements antirétroviraux et une « baisse considérable » du nombre de décès liés au sida, tout en contribuant à la réduction du nombre de nouvelles infections, le Président de l’Assemblée générale a appelé les Etats membres à redoubler d’efforts pour mettre fin à l’épidémie d’ici à 2030.

Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale de l’ONU

« Nous devons fournir les financements requis pour atteindre les objectifs de lutte contre le VIH/sida en inversant la tendance à la baisse de l’aide internationale », a déclaré M. Thomson, un appel appuyé par de nombreuses délégations.

Définie par l’ONU, la stratégie 90-90-90 vise à ce que d’ici à 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes infectées par le VIH reçoivent un traitement antirétroviral durable, et 90% des personnes recevant un traitement aient une charge virale durablement supprimée.

Dans son premier rapport sur la mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida, adoptée par les Etats Membres en 2016, le Secrétaire général de l’ONU note qu’à moins de quatre années de l’échéance fixée, les engagements mondiaux ne se concrétisent pas toujours par de nouveaux investissements et initiatives sur le terrain, s’inquiétant notamment du fait que le financement de la riposte enregistre une stagnation, et que les progrès en matière de réduction des nouvelles infections à VIH chez les adultes sont au point mort.

Outre les ressources manquantes, la vice-secrétaire générale de l’ONU a également déploré la persistance de carences en termes de services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH pour les jeunes femmes, « particulièrement en Afrique subsaharienne, ou les adolescentes représentent trois nouvelles infections à VIH sur quatre chez les 15 à 19 ans ».


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