19:11
URGENT >>>

Un trio d’anciennes gloires pour conduire les Panthères du Gabon à la CAN 2019 !


Bilan 2017

L’ONU dit avoir sauvé beaucoup de vies en 2017 grâce à ses Casques bleus


International
  • La Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) a apporté son aide pour livrer du matériel électoral pour le scrutin du 29 janvier 2017. Photo ONU/Logan Abassi © 2018 D.R./Info241
Publié le 4 janvier 2018 à 08h29min

Malgré une année particulièrement meurtrière pour les soldats de la paix des Nations Unies, avec plus de 60 Casques bleus tués dans des actes hostiles, l’ONU a réalisé en 2017 ses objectifs de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, réorienté son travail en Haïti et achèvera bientôt son mandat au Libéria.

« Nous protégeons les civils tous les jours. Nous sauvons des vies tous les jours. Nous le faisons souvent dans des circonstances très difficiles et stressantes », a déclaré le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, lors d’un récent entretien avec ONU Info.

Il a ajouté que « de nombreuses vies ont été sauvées » grâce aux soldats de la paix cette année en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan du Sud et dans d’autres endroits.

« Je pense qu’il est plus que justifié de leur rendre hommage ainsi qu’à leurs succès », a déclaré M. Lacroix. « Mais nous devons certainement travailler dur pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés ».

Les défis en 2017

L’un des défis auxquels les forces de maintien de la paix des Nations Unies doivent faire face dans des zones de plus en plus complexes et dangereuses est la nécessité d’une meilleure formation et de meilleurs équipements, en particulier pour la collecte de renseignements et la connaissance de l’environnement. Cela inclut l’utilisation de technologies modernes (drones, radars et ballons).

Selon Atul Khare, chef du Département des Nations Unies pour l’appui aux missions, l’ONU envisage d’emprunter ou d’acheter davantage d’équipements pour la sécurité, le logement, le transport et les communications.

Au Mali, par exemple, un hôpital militaire sur quatre n’a ni personnel ni équipement, et en République centrafricaine, un sur trois, a-t-il dit.

Il y a également des lacunes en termes de collaboration avec les communautés locales, ce qui signifie que dans certaines régions, il faut plus de Casques bleus qui parlent français.

« Nous devons faire encore plus pour la prévention et l’atténuation des risques lorsque nous cherchons à protéger nos collègues. Assurer la sécurité et la sûreté du personnel déployé dans des environnements volatiles est une nécessité absolue », a déclaré M. Khare à ONU Info.

Exploitation et abus sexuels

L’un des principaux défis dans les opérations de maintien de la paix est de lutter contre les allégations d’exploitation et d’abus sexuels par les forces de maintien de la paix de l’ONU.

Plus tôt cette année, le Secrétaire général António Guterres a dévoilé sa stratégie pour éradiquer ce fléau et a nommé Jane Connors au poste de première Défenseure des droits des victimes.

« Il s’agit de la dignité des victimes, de compassion, d’un réel sentiment d’empathie, du sentiment qu’elles ne sont pas oubliées », a déclaré Mme Connors début décembre lors d’une visite au Soudan du Sud. « Que leur douleur soit reconnue, et que nous fassions tout notre possible pour améliorer leur situation ».

La nouvelle stratégie de l’ONU visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels met davantage de pression sur les gouvernements pour qu’ils enquêtent et engagent des poursuites si cela est nécessaire. En outre, 17 pays ont versé 1,8 million de dollars à un fonds d’affectation spéciale pour aider les victimes à obtenir un soutien médical, psychosocial, juridique ou socioéconomique.

« Les informations sur les allégations arrivent avec moins d’obstacles qu’auparavant », a déclaré M. Lacroix. « Nous devons aussi faire plus pour mettre pleinement en œuvre cette politique et il faut une forte sensibilisation à tous les niveaux ».

Le maintien de la paix de l’ONU gère également d’une autre manière son impact dans les pays qui accueillent ses opérations en préservant les ressources naturelles et l’environnement pendant leur déploiement.

Les programmes visant à réduire la consommation d’énergie permettent également aux missions de gagner du temps et des ressources et de se concentrer sur la mise en œuvre de leurs principaux mandats.

Toutes les opérations de maintien de la paix des Nations Unies ont lancé cette année des plans d’action pour l’environnement qui ont, par exemple, conduit à l’élaboration de 80 programmes de traitement des eaux usées.

Regarder vers l’avenir

Si l’année 2017 a été marquée par des réformes ambitieuses, 2018 doit être l’année de mise en œuvre de ces réformes, a déclaré M. Lacroix.

Il a noté que cela sera particulièrement important sur le terrain, où les collègues doivent être informés et habilités à agir.

Selon M. Khare, l’objectif est de « s’assurer que nous sommes plus forts en matière de prévention, plus agiles en termes de médiation et plus souples, plus efficaces et plus rentables dans nos opérations ».

Il a souligné la nécessité de renforcer la collaboration avec les États membres et les organisations régionales pour mieux servir les personnes les plus vulnérables dans le monde.

« Nous ferons de notre mieux pour mettre en œuvre avec succès ces réformes et nous ferons certainement de notre mieux pour appuyer nos collègues sur le terrain », a déclaré M. Lacroix.


Laissez un commentaire
© 2013-2018 Binto Media Group |  Mentions légales |  Conditions générales |  Rejoindre la rédaction |  Flux RSS |  Publicité |  Binto Media Group |  Placer votre pub sur le site
Passer à la version mobile