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Après la réquisition de la SEEG

Jean-Yves Le Drian à Libreville, évite habilement Ali Bongo et son administration


International
  • Jean-Yves Le Drian à Libreville, évite habilement Ali Bongo et son administration © 2018 D.R./Info241
Publié le 5 mars 2018 à 07h01min

Que s’est-il donc passé le jeudi à l’aéroport international Léon Mba de Libreville ? Selon plusieurs sources, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en provenance de Luanda (Angola), y a fait escale durant plusieurs heures en ayant pris soin de décliner l’hospitalité offerte par les autorités gabonaises. Le patron de la diplomatie française a préféré s’éviter tout contact avec « l’ami » d’Emmanuel Macron, Ali Bongo, englué dans « l’expropriation-spoliation » du géant français Veolia de la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG).

L’administration gabonaise d’Ali Bongo qui peine à accueillir sur son sol des autorités françaises de premier plan, en a encore pris pour son grade le 1er mars. Jeudi donc, c’est l’actuel locataire du Quai d’Orsay qui a fait une escale de plusieurs heures à Libreville. Le diplomate revenait d’un séjour officiel en Angola où il a paraphé plusieurs accords dans les domaines de l’agriculture, des services aériens et du tourisme, ainsi qu’une convention de financement pour l’étude de futurs projets de l’Agence française de développement dans ce pays lusophone.

Officiellement, Jean-Yves Le Drian dont la présence à Libreville n’était pas inscrit à son agenda, a donc décider de séjourner furtivement au Gabon. Le diplomate a ainsi préféré séjourner au Gabon en zone internationale en ayant pris soin de décliner le très confortable salon d’honneur du pavillon présidentiel pour le salon VIP de l’aéroport de Libreville. Là, le ministre d’Emmanuel Macron a multiplié les consultations.

En effet, le patron de la diplomatie française a transformé ce salon VIP en salle d’audience où il a consulté son ambassadeur en poste au Gabon ainsi que plusieurs opérateurs économiques installés dans notre pays. Nulle doute que la guerre frontale que livre actuellement le gouvernement gabonais contre le géant français Veolia, aura été au cœur de ces rencontres furtives, effectuées selon les mauvaises langues, loin des zones de confort d’écoute des autorités de Libreville.

Il semblerait que les relations entre Ali Bongo et son « ami » Emmanuel Macron se soit quelque peu détériorées depuis cette réquisition « soudaine » qui ne fait aucun heureux en France. Cette stratégie d’évitement vient s’ajouter au fait que depuis François Hollande, aucun président français n’ose fouler le sol gabonais, autrefois signe de l’excellence des rapports qui liait les deux pays. La dernière réélection toujours controversée d’août 2016, n’aidant aucunement Ali Bongo dans cette exercice.


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