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Imbroglio

Jean Ping interdit de rencontrer les prisonniers politiques de la crise post-électorale gabonaise


Politique
  • Jean Ping interdit de rencontrer les prisonniers politiques de la crise post-électorale gabonaise © 2017 D.R./Info241
Publié le 7 octobre 2017 à 07h04min

Bien que muni de plusieurs autorisations officielles, l’opposant gabonais Jean Ping a été empêché vendredi de rencontrer plusieurs prisonniers politiques incarcérés à la prison centrale de Libreville. Une incompréhension de plus qui montre un volte-face incompréhensible entre le directeur de cette prison et les autorisations émanent du tribunal de première instance dont il est pourtant rattaché officiellement. Un signe supplémentaire de la politisation tout azimuts régnant dans l’administration publique dite « républicaine » d’Ali Bongo.

Jean Ping comptait ainsi, après avoir fait les démarches nécessaires et légalement prévues par les textes en vigueur, rendre visite à Landry Amiang Washington (incarcéré depuis le 18 août 2016) Bertrand Zibi Abeghe (incarcéré depuis le 13 septembre 2016), Hervé Mombo Kinga (incarcéré depuis le 31 août 2017), Pascale Oyougou (incarcéré depuis le 12 septembre 2017) et Frédéric Massavala Maboumba (incarcéré le 12 septembre 2017).

Une des nombreuses autorisations recueillies préalablement par Jean Ping pour rendre visite aux prisonniers politiques

Cette visite était une première pour l’opposant gabonais aux « prisonniers politiques détenus arbitrairement par le régime dictatorial d’Ali Bongo » depuis le déclenchement de la crise post-électorale. Jean Ping comptait s’y rendre pour toucher du doigt les conditions d’incarcération de ces prisonniers dits politiques et apporter du réconfort à ces membres de l’opposition dont nombreux y sont toujours en détention préventive depuis de très longs mois.

Il faut dire que l’annonce de la venue de celui qui se considère toujours comme le président élu du Gabon, a semé un vent de panique dans l’institution pénitencier. Le directeur s’étant dit-on muré dans son bureau. Une situation plutôt inquiétante pour un pays qui se dit démocratique et dont les institutions sont censées être apolitiques. Il semblerait donc que l’administration dirigée par Paul Mitombo échapperait donc à la machine judiciaire car seul finalement à décider du droit de visite de ses pensionnaires.

La prison centrale de Libreville serait-elle devenue indépendante du système judiciaire gabonais ? C’est la question que beaucoup se sont posés hier face au refus affiché par le directeur de cette prison, Paul Mitombo, de laisser Jean Ping rencontrer 4 prisonniers. Muni d’une autorisation officielle délivrée par le tribunal de Première instance de Libreville. Un déni d’autorité qui montre bien que même muni d’autorisation légale, chaque responsable de l’administration nommé en conseil des ministres est bien libre de faire sa propre loi.


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