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Dissolution du gouvernement

Issoze Ngondet, ce Premier ministre mièvrement malmené par la Cour constitutionnelle


Analyse
  • Issoze Ngondet, ce Premier ministre mièvrement malmené par la Cour constitutionnelle © 2018 D.R./Info241
Publié le 30 décembre 2018 à 23h24min

Le gouvernement gabonais dirigé par Franck Emmanuel Issoze Ngondet aura marqué son temps comme celui qui aura fait l’objet de plusieurs décisions inédites de la Cour constitutionnelle. Nommé au lendemain de la crise post-présidentielle 2016, le gouvernement Issoze Ndondet III que l’on savait cependant éphémère, aura passé les six derniers mois de l’année 2018 dans de sales draps constitutionnels.

Franck Emmanuel Issoze Ngondet vit ses dernières heures à la Primature. Depuis ce 27 décembre, il est désormais un premier ministre fantôme. La cour constitutionnelle est de nouveau intervenue pour mettre fin à ses activités. La deuxième du genre en l’espace de seulement 6 mois ! Cantonné à n’expédier que les affaires courantes, le gouvernement Issoze Ngondet III a passé une année 2018 qui restera dans l’histoire.

D’abord le 30 avril, la Cour a refusé de prolonger le mandat des députés tel que l’avait souhaité le Premier ministre. Une décision de la Cour dirigée par Marie Madeleine Mborantsuo qui est même allée jusqu’à décréter la dissolution du gouvernement. Mais Issoze Ngondet en bon filou a tenu clandestinement tête à cette décision de la Cour qui invitait Ali Bongo à le licencier.

Franck Emmanuel Issoze Ngondet a tenu bon. Et son activisme a été vite récompensé puisque contre toute attente, c’est bien lui qu’Ali Bongo reconduira à ses fonctions à l’issue de cette tempête constitutionnelle. Mborantsuo aura du ravaler son chapeau, elle qui souhaitait éconduire l’équipe gouvernementale qu’il dirigeait jusque-là. On croyait les tribulations d’Issoze Ngondet terminé, voilà qu’Ali Bongo pris d’un malaise, met à mal son avenir politique.

A 57 ans, le natif de Makokou (Ogooué-Ivindo) en aura avalé des couleuvres en l’espace de 6 mois. Lui que l’on savait à la tête d’un gouvernement éphémère qui devait être dissout à la proclamation des résultats des législatives des 6 et 27 octobre. C’est désormais chose faite depuis le 27 décembre, date à laquelle la Cour a fait de son équipe gouvernementale, une institution intérimaire chargée d’expédier que les affaires courantes.

Il ne serait pas surprenant de voir encore une fois, ce cadre du CUSPOD, l’école des cadres du parti unique rebondir sur ses jambes et demeurer une nouvelle fois, premier ministre du Gabon. Avec son implication dans la maladie d’Ali Bongo, cela ne pourrait surprendre que peu d’observateurs. Qui vivra verra !


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