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Mythicisme

Guerre mystique entre collaborateurs d’Ali Bongo à la Présidence gabonaise


Société
  • Brice Laccruche Alihanga serait dans le viseur d’ennemis de l’ombre © 2018 D.R./Info241
Publié le 21 mars 2018 à 15h36min

L’exercice des fonctions politiques au Gabon se fait d’un compagnonnage avec les forces occultes. Ainsi, les collaborateurs du dirigeant gabonais ont recours à des féticheurs pour tenter d’éliminer leurs collègues gênants. La dernière cible en date est le directeur de cabinet de la présidence gabonaise, Brice Laccruche Alihanga. Hier, le fameux « BLA » a échappé in extremis à ce qui est perçu au palais du Bord de Mer comme un attentat mystique.

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo l’a échappé bel. Le plafond de son bureau s’est subito effondré, tombant bruyamment dans sa salle de travail. C’est le bruit singulier produit par la chute de la cloison qui a attiré l’attention de la Garde républicaine (GR) et d’autres agents du palais présidentiel qui placotaient dans les couloirs.

Les militaires se sont précipités au bureau de Brice Laccruche Alihanga d’où provenait l’étrange bruit. Ils y ont ont trouvé un spectacle désolant : des équipements complètement détruits. Selon un agent de la GR, le directeur de cabinet d’Ali Bongo se trouvait hors de son bureau lorsque l’incident s’est produit. Une chance pour lui ! Car, le plafond s’est abattu avec violence à l’endroit où il s’assoit habituellement, écrasant tout au passage.

Une vue du plafond endommagé

D’après nos informations exclusives, le bureau qu’il occupe est celui dans lequel était installée Pascaline Bongo Ondimba, sœur aînée d’Ali Bongo, évincée du poste de représentant personnel du président, l’année dernière. « Le bureau a été refait à neuf il y a quelques années. Il n’y avait aucune vétusté pouvant justifier la chute brusque du plafond. C’est vraiment bizarre », explique un agent de la GR qui a fait les premières images de l’incident.

Dans un environnement marqué par un fort recours aux pratiques fétichistes, cet incident est présenté comme un attentat mystique contre Brice Laccruche Alihanga. D’autres collaborateurs d’Ali Bongo lui voueraient une haine viscérale parce qu’il aurait fermé les robinets financiers et engagé plusieurs réformes visant l’orthodoxie financière.

Le fait que l’incident se soit produit juste après le retour du gourou Maixant Accrombessi n’est pas dénué d’arrière-pensées, loin s’en faut. D’aucuns pensent que ce sont les membres du clan de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo qui sont à l’origine cette supposée attaque mystique.

Les meubles dans un état déplorable

Le climat était déjà délétère à la présidence de la République depuis plusieurs mois. Le clan de Frédéric Bongo, Arsène Emvahou et Arnaud Engandji serait en rupture de ban avec Laccruche Alihanga. Il se susurre que ces trois hommes, tout comme les Accrombessi boys, voudraient récupérer le poste de directeur de cabinet du président de la République, afin de gérer la manne de l’institution ainsi que des marchés juteux.

L’enjeu de la guerre mystique entre clans rivaux du pouvoir est donc la mainmise sur les leviers de l’enrichissement. Ils ont trouvé un lieu favorable leur mafia. Le pire est à craindre avec le retour de Maixant Accrombessi. Ce dernier, dit-on, ne croise pas les bras. Il aurait juré la main sur le cœur de reprendre le contrôle de la présidence de la République.

Selon un officier supérieur de la GR, des féticheurs seraient perçus ces derniers temps arpentant nuitamment les couloirs de la présidence de la République, devenue un véritable pandémonium. Le gourou béninois aurait débarqué à Libreville avec une cohorte de marabouts pour renforcer son influence, après la mystérieuse maladie qui l’avait contraint à s’absenter du Gabon pendant plusieurs mois.


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